CHAPITRE II
C'est \k eùûn qu'était le labeur de doifuaiite aas, occupés jour par jour d'aue seule idée, préoccupés heure par heure d'une seule passîoû, cette passion à la fok si douce et ^ ardente du coUectionneur, et dans laquelle le collectionneur metsonintelligence,sajoie9 8onbonhear,sa rie.
Ces deux chambres étaient les chambres précieuses. Bien certainement M. de Villenave, qui plus d'une fois avait failli donner sa vie pour rien^ n'eut pas donné ces deux chambres pour cent mille écus.
Restaient la chambre à eoucher et le cabinet noir, situés k la droite de l'anti^^Immbre ^ et s'éteodani de façon parrallèle aux deul eham« bres que nous venons de décrire.
La première des deux chambres était la chambre à coucher de M. de Villenave, chambre à coucher dans laquelle le lit était bien certainement la chose la moins apparente, enfoncé qu'il était dans une akdve sur laquelle se rdennatent deux pinrtes en boiserie^
C'est dans cette chambre que M. ée Vi^ktisive recevait.
Aussi, à la rigueur, on pouvait y marcher ; aussi, à la rigueur, on pouvait s'y asseoir.
Void coidment on povrvak s'y asseoir, voici dans qud cas on pouvait y marcher.
La vieille bonne , je ne me rappelle plus son nom, annonçait à M. de Villenave une visite en entre-bâillanl la porte de sa chambre.
Cet entre-bâillement surprenait toujoursM.de Villenave au milieu d'un classement , d'une ré* verie ou d'un assoupissement.
— Hein! qu'y a-t-il, Françoise? (Supposons qu'elle s'appelât Françoise. ) Mon Dieu ! ne peut-on pas être un instant tranquille ?
— Dame ! monsieur, répondait Françoise , il faut pourtant que je vienne. ••
— Voyons, dites vite : que me voulez-vous?
Comment se fait-il que ce soit toujours dans les moments où je suis le plus occupé?... Enfin !
Et M. de Villenave levait ses grands yeux au ciel avec une expression désespérée, croisait ses mains et poussait un soupir de résignation.
Françoise était habituée à la mise en scène ; elle laissait faire à M. de Villenave sa pantomime et ses aparté. Puis, quand il avait fini :
— Monsieur, disait-elle, c'est monsieur un tel qui vient vous faire une petite visite.
— Je n'y suis pas ; allez.
Françoise tirait lentement la porte , elle connaissait son afiaire.
— Attendez, Françoise, reprenait M. de Vil* lenave.