‹ Le Testicule Dans La Syphilis HéréditaireChapitre 18 sur 43 · RP RE · texte numérisé non relu

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artères des amas de cellules embryonnaires. Partout ailleurs le tissu interstitiel est fibroïde. On y distingue des filaments fibreux irrégulièrement entrecroisés, et dans leur intervalle de nombreuses cellules conjonctives à différents degrés de leur évolution ; les unes, en effet, sont arrondies et se colorent bien : ce sont des éléments jeunes; les autres sont fusiformes et allongées le long des faisceaux ; d’autres enfin sont irrégulières, déformées et jaunâtres:; ce sont des cellules altérées.

La paroi des tubes séminifères est formée de zones concentriques de tissu fibreux entre lesquelles on aperçoit des noyaux allongés et très aplatis ; on ne distingue pas nettement une membrane propre épaissie. Les tubes sont étranglés et atrophiés par places; en d’autres points, ils ont conservé leur calibre, mais les éléments épithéliaux qu'ils contiennent sont altérés. Les noyaux de cellules sont peu apparents; le protoplasma est granuleux, et au centre des canaux on trouve des gouttelettes huileuses qui proviennent de la fonte de l’épithélium. Ces gouttes graisseuses sont les seuls éléments que l’on rencontre au centre des tubes séminifères atrophiés. L'albuginée est intacte; l’épididyme ne présente pas de lésions appréciables.

(Page 115 du mémoire) : « Il nous est facile, d’après l'exposé de ces observations, de suivre pas à pas les lésions syphilitiques du testicule dans leur évolution. Au début, c'est à la périphérie des artérioles qui viennent de l’albuginée et qui traversent les cloisons fibreuses de la glande que l’on voit apparaître les premiers indices du processus irritatif : des amas de cellules embryonnaires rondes et régulières, semblables à des globules blanes, se déposent dans les mailles du tissu conjonctif ; elles forment là des espèces de petites gommes qui, en raison de la facilité avec laquelle leurs éléments absorbent les matières ROMIRUSS tranchent nettement sur le reste de la préparation ».

C'est bien là l’analogue de ce qu’on voit dans le foie où (1) « l'on trouve, dans les espaces portes, des ilots arrondis de tissu embrvyonnaire qui représentent de véritables petites gommes ».

« Rarement ces dépôts de cellules embryonnaires se font avec régularité le long de tous les OS presque toujours ils forment des îlots, et on en trouve 3, 4 ou 5 sur une coupe transversale de la glande. Le reste de l'organe est sain : les vaisseaux eux-mêmes

(4) MM. Corniz et Ranvier. Manuel d'hist. path. T. Il, 1884,

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