OMES ET PREMIERS SIGNES
Tétanos aigü et complet d'emblée.
Début par trismus, puis raideur de la nuque, crises convulsives de la jambe.
Suppuralion reprend, puis, raideur de
jambe, contractions généralisées, sueurs, Température normale. ;
Trismus réductible, tête en opisthotonos, contraclures abdominales.
Aucun détail sur les premiers signes.
Trismus uni-latéral, solitaire, faciès figé.
Contractions douloureuses intermitentes des deux
membres inférieurs, apyrétique. +
Trismus de plus en plus serré, contracture de l'épaule blessée, température normale.
Trismus et raideur de nuque avec crises paroxystiques de ces deux régions.
Tri,mus incomplet, raideur de la nuque, Dysphagie, contracture thoracique, pyrexie à 38°.
Contractures localisées de la hanche et du membre inférieur côté blessé, crises paroxystiques locales.
Spasmes des muscles du cou, spasmes de l’hémiface et membre supé- . rieur gauche, pas de trismus net.
Pesanteur du membre inférieur gauche, contracture de cuisse blessée. Tétanos aigü, complet d'emblée, rapidement mortel.
Crampes convulsives du mollet gauche, température 38°.
Aucun détail sur les premiers signes.
Aucun détail sur les premiers signes.
Douleur au niveau d
L l'une plaie, trismus rapidement suivi de contractures généralisées. :
Insomnie, sudation, angoisses nocturnes,
algies multiples. Crampes douloureuses du membre inférieur blessé,
trismus, dysphagie.
Crampes douloureuses du mollet blessé, rétention d'urine, paralysie du VIT et des masticateurs, trismus très tardif.
Légère dyspnée, trismus, opisthotonos, photophobie. Aucun détail sur les premiers signes.
Tétanos suraigü et complet d'emblée, mortel en 48 heures. Aucun détail sur les premiers signes.
Aucun détail sur les premiers signes.
Douleurs brusques de la jambe
L droite, avec contractures irréductibles, trismus un mois plus tard.
Contractures
permanentes de la jambe et des muscles abdominaux, hypereflexie
Douleurs thoraci
0 raciques ; SeCousses musculaires trismus léger, contracture jambe droite.
Dysphagie, trismus, secousses musculaires.
Trismus, raideur de la nuque.
Trismus, raideur de la nu
2 que, contraction des muscles abdominaux, secousses cloniques.
Trismus, douleurs locales, 4ysphagie, coniraclure, température à 380.
Trismus, contractures musculaires.
Contractures de la jambe, hypereflexie, trismus et sueurs.
Trismus, dysphagie, raideur de la nuque.
Secousses musculaires du membre infé
L D rieur gauche, trismus, hypereflexie, raideur de la nuque, sudation. 5 JP
Aucun détail sur les premiers signes.
Secousses musculaires de jambe droite solitaire. Trismus, contracture des muscles de la face.
Vomissements. Trismus puis raideur de la nuque, secousses, sudation.
Trismus solitaire au début.
ÉRatrastores localisées du membre inférieur gauche, allure spasmo ique.
Trismus, raideur de la nuque, hypereflexie, quelques contractures du bras blessé,
Trismus, rachialgies paroxystiques.
Douleurs au niveau de la plaie, contractures locales. Trismus, hypereflexie, crises spasmodiques; Douleurs dos et bras droit, trismus.
AUERTE membre inférieur. Contractures localisées du membre inférieur gauche.
Douleurs de la jambe blessée. Contracture de la cuisse avec paroxysmes.
Hyperthermie à 399. Trismus et raideur de la nuque, contraction épi-
gastrique.
Etat de nervosité du malad ture des membres infér rire sardonique.
e s'étendant sur plusieurs mois, puis contracieurs, prédominant du côté blessé, Trismus,
Symptomatologie du tétanos retardé
Premiers signes
Sur les 49 observations dont nous avons parlé dans le chapitre précédent, 7 sont inutilisables dans ce chapitre-ci, elles ne contiennent aucun renseignement sur les symptômes observés, aussi bien au début qu'à la période d'état de la maladie. Parmi les 42 dont nous avons tenu compte, nous remarquons deux modes de début du tétanos retardé. ce qui nous permet de les classer en deux groupes différents, suivant la répartition dans le lemps des divers symptômes.
PREMIER GROUPE. — Le syndrôme est complet d’emblée : il est impossible de dire si tel signe est apparu plus précocement que tel autre. Le malade fait. brusquement, un syndrôme lélanique suraigü. sans rémission, le conduisant rapidement vers une issue fatale. La période d'état s’installe d'emblée et se termine par l'exitus en huit jours au maximum.
DEUXIÈME GROUPE. - Dans la majorité des cas. il est possible de mettre en évidence des signes de début : l'installation est plus progressive el lon peul individualiser trois types d'entrée en scène, suivant que le premier plan du tableau clinique est occupé. soit par des signes locaux. soit par des signes généraux
A, Début localisé à la région blessée : les manifestalions observées dans ce mode de début sont de deux ordres : les unes, subjectives ; les autres, objectives,
Era ee
I. — Manifestations subjectives. —— Ce sont des sensations douloureuses, torpides, continues et diffuses de la région blessée, sans caractères paroxystiques, des pesanteurs du membre traumatisé.
Mais, avec une fréquence bien plus grande, on observe de. manifestations douloureuses, aiguës, localisées soit à la plaie elle-même, soit à une zone plus étendue entourant celle-ci. Ces douleurs peuvent être continues ou paroxystiques, ou continues avec paroxysmes. Ces manifestations douloureuses, aiguës ou torpides, peuvent faire défaut. |
II. — Manifestations objectives. — Elles ne manquent jamais, et ce sont elles qui mettent sur la voie du diagnostic : ce sont des contractures.
Ces phénomènes de contraction musculaire revêtent plusieurs allures cliniques :
a) Contractions toniques : le membre est immobilisé par une contracture permanente toujours égale à elle-même, et ne présentant pas dans le temps de variations sensibles d'intensité. La rigidité est plus ou moins accentuée, tantôt faible, permettant la mobilisation, tantôt, au contraire, absolue, irréductible.
b) Contractions cloniques : le membre, ou région traumatisée, sont le siège de secousses musculaires localisées ; groupées en crises, séparées par une période de repos plus où moins longue : la juxtapposition dans le temps de ces crises peut engendrer trois formes cliniques différentes.
1) Crises isolées solitaires, régulièrement rythmées ou non : la région traumatisée est le siège de contractions musculaires, apparaissant et disparaissant brusquement, d’une durée de quelques secondes à quelques minutes, et constituant les seules manifestations objeclives.
2) Crises subintrantes : les crises se suivent, sans période de repos interposée, les contractions cloniques sont continues. On assiste alors à des spasmes des
ne te
zones blessées. Ces spasmes ont une durée assez longue et peuvent présenter des périodes d'atténuation ou de rémission.
3) Crises paroxysliques sur fond de contracture tonidue : un membre contracturé immobilisé peut, de lemps à autre, présenter des secousses musculaires plus ou moins intenses, se renouvelant avec des fréquences variables, et groupées en crises, de plus où moins longue durée, mais, en général, assez courtes. Si elles se prolongeaient, elles entreraient alors dans le cadre de la forme précédente.
Il est noté, dans quelques observations, que ces contractures, dont l’agencement topographique constitue, le plus souvent, des mono ou des paraplégies, s’accompagnent d'hyperexflexie tendineuse. Cette augmenlation des réflexes peut constituer une simple exagération de l'intensité des réflexes tendineux et ostéo-périosités, à quoi peut s'ajouter. dans certains cas, un clonus du pied et de la rotule.
Le syndrôme d’irritation pyramidale peut même se trouver complet. Dans une observation, on note, en effet, en plus de la paralysie spasmodique avec exagération des réflexes et clonus du pied où de la rotule, un signe de Babinsky du même côté.
D'autre part. on note, dans la plupart des cas, une hyperthermie aux environs de 38° que la contracture explique très bien ; mais il est des observations où le début apyrétique est signalé.
B) Début par manifestations générales où non, localisées à la zone blessée : Nous nous trouvons, maintenant, en présence de manifestations qui signent laltération de centres nerveux plus haut placés dans le névraxe que ceux qui innervent la région blessée.
La toxine tétanique a cheminé avec une extrême rapidité le long des cylindraxes des cellules nerveuses, et est venue imprégner les centres nerveux supérieurs sans laïsser aux phénomènes locaux le temps de se. manifester ; elle a, en quelque sorte, brûlé une étape ; l'étape médullaire,