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sivement à ce muscle. Bien que l’incubation soit relativement longue, la mort survient rapidement et d’une manière subite en raison des phénomènes de syncope et de dyspnée extrême qu'’entraîne l'atteinte d’un tel organe.
Dans le canal médullaire d'un fémur, la toxine, après une incubation un peu longue, provoque des phénomènes analogues à ceux que l’on observe après une injection dans les muscles de la cuisse.
Les essais de transmission du tétanos par imprégnation de la peau, par la toxine tétanique, après scariication et raclage préalables, n’ont pas été suivis de résultats. Voici la technique uilisée par Bixor : la peau est rasée sur toute l'étendue du ventre, puis le tégument est raclé à l'aide d’un rasoir tenu perpendiculairement à la région. Un suintement hémorragique apparaît, il est séché soigneusement. La surface cutanée est alors largement imprégnée de toxine pure sur toute sa surface à l’aide d’un tampon d’'ouate hydrophile. Un taffetas gommé et une sous-ventrière favorisant la pénétration totale et complète de la toxine.
Trois cobayes inoculés de cette façon sont restés indemnes.
Des scarifications intéressant l’épiderme et le derme et pratiquées sur trois autres cobayes dans les mêmes conditions expérimentales n'ont entraîné chez ces animaux, aucun symptôme morbide.
Plus récemment, en 1900, un auteur allemand, TALHEIM, constate que chez le cobaye la muqueuse de la bouche se prête aussi bien que la peau, à la péné-
tration de la toxine tétanique. Il a pu provoquer chez cet animal, un tétanos expérimental en tous points analogue à celui engendré par une injection intramusculaire ou hypodermique. Il a démontré également que les plaies de la muqueuse pituitaire, infectée directement par un contact avec la toxine tétanique ou souillée par des poussières pathogènes, étaient aussi une porte d'entrée indiscutable pour l'infection tétanique.
Les voies digestives profondes telles que l’estomac, l'intestin, sont peu aptes à l’absorption du bacille de NicoLaïer. On peut admettre toutefois que dans certains cas, à vrai dire exceptionnels, les germes ou les spores tétaniques peuvent pénétrer par la voie intestinale pour aller cultiver en quelque parenchyme, en symbiose, avec des microbes adjuvants. Leur développement et leur migration seraient favorisés par des circonstances multiples atténuant la vitalité d’un tissu: lésion du foie, foyer de pneumonie. C’est peut-être là une explication de ces prétendus abcès tétanigènes du foie, dont KiLésr en a rapporté un exemple chez le cheval.
On peut donc affirmer que la toxine tétanique introduite expérimentalement dans les voies digestives, même à dose massive, ne produit aucun accident. Tandis que Ransom prétend qu'elle est rejetée intacte per anum, sans subir aucune altération durant son passage dans l'intestin, NENGk1, SIEBER et ScnoumMow- Simanowski, pensent à sa destruction possible par l’association bile-suc pancréatique. Leurs recherches effec-