‹ Le Tétanos Utérin Post-AbortifChapitre 14 sur 38 · VALLOIS · texte numérisé non relu

VALLOIS

Tétanos utérin post-abortif.

Une malade entre dans mon service, il y a quelques années, pour rétention placentaire post-abortive et hémorragie grave.

Elle habitait au- -dessus d'une écurie où se trouvaient plusieurs chevaux et dans laquelle elle descendait fréquemment. A son entrée, elle présentait tous les signes d'une hémorragie grave (facies décoloré, pouls imperceptible, syncope, vomissements) et on dut tout d'abord rencontrer l'état général (injection de sérum, huile camphrée, oxygène, bandage compressif des membres).

On pratiqua un cureltage qui ramena tout le placenta et qui fut suivi d'un écouvillonnage, d'un lavage utérin avec la solution iodoiodurée et de cautérisations iodées.

Après une amélioration passagère, la température s'éleva de nouveau en même temps qu'apparut un écoulement de liquide jaunâtre, purulent, d'odeur fétide. On procéda de nouveau à la désinfection de la cavité ulérine. Douze jours après son entrée, la malade commença à présenter des phénomènes de contracture au niveau du maxillaire inférieur gauche, puis du trismus, et ensuite une contracture très prononcée des muscles de la nuque.

Les mouvements de flexion et de rotation de la tête devinrent impossibles. La malade ne pouvait plus avaler.

En présence de cé cas de tétanos, injection sous-cutanée de sérum antitétanique, chloral en lavements, piqûres de morphine. Les contractures persistèrent, mais les autres muscles des membres ne furent pas atteints.

L'examen microscopique du pus qui s’écoulait de la cavité-utérine a montré qu'il renfermait de nombreux streptocoques, mais on n ‘a pas pu déceler la présence de bacilles tétaniques.

Crises convulsives portant surtout sur les muscles respiratoires et provoquant des accès de suffocation avec cyanose. Ces crises aug-

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