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La voie intraveineuse n'a pas une supériorité marquée. La voie intracérébrale par trépanation est actuellement
. rejetée.
C'est Doyen qu en France, a préconisé la voie intrarachidienne.
Après avoir retiré 50 à 60 ce. de liquide céphalo-rachidien, on injecte 60 ce. de sérum le premier jour, 40 cc. le deuxième jour, quarante-huit heures après, 40 ce., etc. Suivant la méthode d'Hôtel, après l'injection, on renverse le tronc en déclivité bulbaire.
Au point de vue ae L Gola (août 1917), en'opérant sur des lapins, des chats tétanisés, a démontré la supériorité indiscutable de l’antitoxine donnée par voice iutrarachidienne ou intraveineuse plutôt que par voie sous-cutanée.
Au cours de la guerre, les injections intrarachidiennes de sérum ont donné, dans les cas graves, d'excellents résultats.
. On a reproché à celte méthode la possibilité de déterminer par l'injection une inflammation des méninges. Mais lorsque des réactions méningées se sont produites, ce qui est rare, elles ont presque toujours été légères et n’ont jamais occasionné la mort; d'ailleurs, avec le sérum français, elles sont exception-
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On a objecté également que, chez un tétanique, le repos doit être absolu, afin d'éviter les accès de contractures. Mais, dans le
- cas de tétanos puerpéral, le pronostic est tel que l’on doit mettre
en œuvre le traitement le plus énergique. Si les contractures rendent impossible la ponction, on fera l’anesthésie générale.
Avec M. le professeur Sabrazès, nous donnerons, en présence d’un tétanos viscéral, notre préférence à l'emploi du sérum par la voie intrarachidienne. so
Walter a préconisé des injections profondes de sérum, à la région sous-maxillaire, à la dose de 20 à 30 ce. Elles auraient semblé amener une diminution très notable de la dysphagie et
du trismus.
Comment combattre efficacement le bacille du tétanos ? Ce microbe étant anaérobie, il faudrait meltre la plaie à l'air, ce qui est impossible dans le cas de tétanos puerpéral.
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Il faut également détruire la septicité de la plaie utérine. Au cours du télanos utérin post-abortif, une expectative même armée n'est pas de mise ; il fant intervenir rapidement. Le moyen . le plus eflicace est le curettage.
Berger, Roux, Quenu, avaient soulevé la question de savoir s’il était nécessaire de procéder à l’ablation du foyer tétanigène quel qu'il fût. On supprimerait ainsi radicalement la source des toxines.”
L’amputalion est inutile, car elle ne saurait modifier les lésions déjà produites dans le système nerveux central et, d'autre part, le sérum suffit à détruire la toxine à sa source.
Dans l'observation V, où l'hystérectomie vaginale fut praliquée, la malade succomba de tétanos le lendemain de l’opération. Magimel, au cours d’un télanos gynécologique, cite un cas semblable au précédent.
On fera des lavages fréquents de l'utérus avec 14 liquides antisepliques. Le choix de ceux-ci sera, naturellement, réservé à ceux qui combattent le plus efficacement le bacille de Nicolaïer.
L'acide phénique en solution, l'eau oxygénée, paraissent répondre à ce but.
Les autres moyens thérapeutiques employés seront ceux qui ont été déjà préconisés dans le traitement du tétanos en général :
Les injections sous-cutanées d'acide phénique selon la méthode de Bacelli. On injecte sous la peau une solution d'acide phénique à 2 ou 3 p. 100 par doses de 0 gr. 03 à 0 gr. 04 d'acide, jusqu'à au moins À gramme par jour.
On emploiera le chloral à hautes doses, en potion, si la malade peut déglutir, dans le cas contraire, en lavement. Certains auteurs l'ont donné en injections intraveineuses (solution à 5 p. 100) faites par doses de 60 cc. et répétées trois fois par jour.
Parmi les divers agents chimiques vantés tour à tour, nous citerons :
Les injections intraveineuses de persulfate de soude. On injecte: 20 cc. de la solution de persulfate de soude neutre à 9 p.100 une ou deux fois par jour (Lumière);
Les injections intrarachidiennes de sulfate de magnésie. Elles peuvent occasionner de la paraplégie ; Les injections hypodermiques d'oxygène gazeux à bautes doses (Léger) ; | Le rhodium colloïdal B ou lentol en injections intraveineuses de 6 cc. par jour.
-Avec M. le professeur Sabrazès, nous préconiserons le traitement suivant pour le tétanos utérin post-abortif : 1° Inonder la cavité utérine de sérum antitétanique ; ® Injection de 60 ce. de sérum par la voie intrarachidienne le premier jour, 60 cc. le deuxième jour, 40 cc. le troisième jour; À 3° Curettage de l'utérus; 4° Lavages fréquents intra-utérins avec une solution phéniquée ou bien d’eau oxygénée ; 5 5° Injections $ous-cutanées d’eau phéniquée suivant la méthode de Bacelli ; È 6° Chloral à hautes doses.