SE
tions des muscles voisins du viscère intéressé. Elles accompagnaient ou précédaient même le trismus.
Les contractures se limitent donc à un petit TA de muscles et leur généralisation constante, dans le tétanos ordinaire, est l'exception dans le tétanos puerpéral, dont l’évolution très rapide (vingt quatre à quarante-huit heures), en empêche la manifestation.
Cette symptomatologie présente une grande ressemblance avec celle du tétanos expérimental d'origine viscérale. Binot, dans sa thèse de Paris (1899), a décrit un tétanos splanchnique qu'il a pu provoquer chez le cobaye. « La dose de toxine mortelle introduite dans les organes est à peu près la même que celle qui tue sous la peau, mais l'apparence des symptômes, dans le télanos splanchnique, est plus lardive (quarante à quarante-huit heures au lieu de seize à vingt-deux) et la marche bien plus rapidë une fois les symptômes apparus. Ce télanos débute par un frémissement vibratoire très spécial, les manifestations sont symétriques, la dyspnée est extrême, on observe des spasmes de contractures, mais jamais de contractures permanentes. Mort en hyperthermie ».
N'observe:t-on, dans le tétanos puerpéral post-abortif, que la forme suraiguë décrite par les classiques ?
Pour la clarté du sujet,nous nous réservons d'envisager cetle question au paragraphe des conclusions tirées de l'étude critique des observations réunies ci-après.