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Cette édition fut faite plus sérieusement que la précédente. L'avis des éditeurs annonce qu'ils n'ont « épargné ni recherches, ni soins, ni dépenses, pour la rendre précieuse aux gens de lettres par l'extrême pureté du
la copie «qui a servi pour Timpression », Cette copie (deuxième brouillon) ne commence qu'à la quatrième partie ? ? Nous aurons à étudier la question.
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texte, altéré trop longtemps, et par les entraves que la censure mettait au génie de l'auteur à l'époque des premières éditions, et par la négligence des libraires qui les ont renouvelées et multipliées à l'infini pendant trente ans et plus...» Pour la Nouvelle-Héloïsc ils auraient collationné le texte sur deux manuscrits, le manuscrit Luxembourg et le deuxième brouillon. (]es manuscrits leur auraient servi « à corriger quelques-unes de ces fautes légères qui échappent à l'attention la plus soutenue». Mais les éditeurs se trompent quand ils annoncent que le deuxième brouillon « avait été mis au net par l'auteur pour servira l'impression de l'ouvrage» ou du moins ils n'indiquent pas que des corrections innombrables avaient fait de cette copie un nouveau brouillon. Ils se trompent plus singulièrement encore en indiquant que ce deuxième brouillon et la copie Luxembourg a diffèrent très peu». Les différences sont au contraire profondes. En fait le texte a été imprimé sur celui de Genève^ à qui Didot emprunte les titres modifiés de Duchesne, la table sommaire, les traductions des vers italiens de Rousseau. Mais il emprunte effectivement, soit à la première édition, soit aux manuscrits un certain nombre de corrections. Il comporte les leçons exactes : et le bateau ajant besoin de raccommoder (IV, 17) — une sorte de jouissance qui supplée à la réalité — Qui vaut mieux peut-être (VI, 8.) Il maintient les variantes I, 19 et 3i conformes aux manuscrits et à la première édition: a pour les ouvrages... le tourment des tiens... 0 gloire et bonheur de ma vie. » Il rétablit conformément au texte de 1761 les vers italiens
1 ou sur un texte de même famille.
et la note IV, ii, bouleversés constamment par tous les éditeurs. Il reste pourtant que ce travail de révision a été fait maladroitement. Un certain nombre de variantes (IV, I : tout le veut^ mon cœw\ mon devoir.., mes enfants, moi même; — IV, 9: en sorte que je le vois retourner beaucoup plus rassuré sur son cœur... — V, 3 : Dans le second on s'applique à l'indiindu, à l'homme en général; — VI, 2 : si ton ami n'eut pas été ton amant j'ignore ce qu'il eut été pour toi, etc.) gardent de l'édition de Genève ou y ajoutent des contre-sens et absurdités qu'un peu d'attention aurait rendus évidents et que la première édition ou les manuscrits auraient permis de corriger immédiatement.
XLVlll. Le Catalogue de la Bibliothèque d'un amateur.^ Paris, Renouard, 1819, 4 vol. in-8°, signale l'édition suivante : (pp. 3o3-3o4).
Œuvres de Jean-Jacques Rousseau, Citoyen de Genève. Paris, de l'imprimerie de Pierre Didot l'aîné, 1796, 25 vol. gr. in-i8, fig. vélin.
Soixante gravures de Dupréel.
On tira cent exemplaires numérotés à 400 francs ; puis on refit avec les mêmes planches des exemplaires in-8°, six cents au moins.
La Bibliographie de Quérard signale des éditions de la Nouvelle Héloïse qui nous sont restées inconnues.