‹ Le Thâeãatre de la cour áa Compiáegne pendant le ráegne de Napolâeon IIIChapitre 35 sur 80 · L'AÏEULE · texte numérisé non relu

L'AÏEULE

Drame en cinq actes et six tableaux, de M.\I. Adolphe d'Eknery et Charles Edmond.

LE DUC MM. Lacressonnière.

LE COMMANDEUR . Castellano.

LE CHEVALIER Régnier.

BTASSOU BouTiN.

L'INTENDANT Lavergne.

PREMIER DOMESTIQUE .... Moreaux.

DEUXIÈME DOMESTIQUE . . . Loyer.

UN MAGISTRAT Mercier.

LA DUCHESSE M-^es Marie Laurent.

JEANNE Adèle Page. .

LA DOUAIRIÈRE Alexis.

BLANCHE Emilie Defodon .

GERMAINE Blanchard.

Paysannes et Paysans.

Le lundi 20 novembre, l'Ambigu fut appelé pour jouer IWïeule^ drame en cinq actes et six tableaux qui attirait la foule ù ce théâtre. Du reste l'un des auteurs, M. Dennery excalle en ce genre et l'on pourrait compter vingt drames de lui qui sont très habilement faits et présentent, avec une parfaite entente scénique, des situations extrêmement intéressantes. L Aïeule est dans ces conditions et a obtenu ce soir-là un succès de larmes. L'Impératrice en a pris sa bonne part et a dû être satisfaite de cette représentation. J'ajouterai que la pièce a été bien jouée, surtout par madame Alexis, vraiment remarquable dans le rôle de la douairière.

La troisième série des invités assistait à cette représentation. C'étaient le prince Joachim Murât,

la princesse Anna Murât, le prince Charles de Hohenzollern, le duc et la duchesse de Manchester, le duc et la duchesse de Beauford, le baron de Belling, le duc et la duchesse de Tarente, le baron et la baronne de Bourgoin, le comle et la comtesse de la Poëzze, le comte de Persigny, M. Louis de Glercq, le baron et la baronne de Vatry, le marquis et la marquise de Galliffet. le général Bazaine, MM. Magne, Baroche, Viollet. Le-Duc, etc

C'est vers cette date qu'il fut question pour la première fois de construire un nouveau théâtre qui aujourd'hui est presque achevé. Les événements de 1870 arrêtèrent les travaux commencés en 1867 sous la direction d'un architecte de beaucoup de talent, M. Ancelet. Ce théâtre, séparé du palais par la rue d'Ulm, communique avec l'aile nord par une arcade à cintre surbaissé supportant une galerie qui sert de passage et dont les harmonieuses proportions sont très réussies. La dépense avait été prévue pour deux millions qui,

ainsi qu'il arrive toujours, auraient été dépassés de quelques centaines de mille francs.

M. Ancelet, grand prix de Rome, qui à l'exposition de 1867 a eu la grande médaille d'honneur, a fait là une œuvre qui mérite d'être remarquée. L'extérieur de l'édifice est d'une simplicité grandiose et d'un goût parfait dans les détails. La salle qui est restée inachevée, sera, je crois, d'un très bel effet. Elle contiendra à peu près huit cents personnes, comme l'ancienne salle qui devait être rendue à sa destination première. C'était — nous l'avons dit — un jeu de courte paume.

PALAIS DE COMPIEGNE

Spectacle du Samedi 12 décembre 1863

COMÉDIE-FRANÇAISE

LES COMEDIENS ORDINAIRES DE L'EMPERECR JOUERONT

Page 1