‹ Le Thâeãatre de la cour áa Compiáegne pendant le ráegne de Napolâeon IIIChapitre 36 sur 80 · LA MAISON · texte numérisé non relu

LA MAISON

DE

PÊN ARVAN

Comédie en quatre actes, en prose, de M. Jules SA^DEA.u.

L'Abbé PYRMIL MM. Provost.

PAUL DE PÊN ARVAN GoT.

GERMAIN, domestique de Paul. Mirecour.

ARMAND, garçon de moulin. . . Eugène Provost.

MICHAUD, meunier Goquelin.

Mademoiselle RENEE DE PÉ-

NARVAN M"»" Arnould-Plessy.

GERVAISE, nourrice de Renée. Jouassain.

IRMA, fille de Michaud Emma Fleury.

Le samedi 12 décembre, le Théâtre-Français donna au palais de Gompiègne la première représentation d'une comédie en quatre actes de Jules Sandeau, la Maison de Pénarvan. La pièce ne vaut pas le roman d'oii elle est tirée et, malgré une interprétation excellente, reçut un accueil froid. A Paris où la seconde représentation eut lieu le lendemain, on fut plus sévère, beaucoup trop même. On siffla et Provost eut peine à faire entendre le nom de l'auteur. Il faut bien dire que les sifflets ne s'adressaient pas à l'œuvre de Jules Sandeau à laquelle d'exquises qualités de détail devaient au moins épargner une pareille injure. C'était une protestation ! Le public de Paris, avec ses excessives susceptibilités de juge souverain, n'entendait pas qu'une pièce fût jouée au palais de Gompiègne avant d'avoir paru devant lui. Al-

lait-on donc revenir au temps de Louis XIV où les comédies de George Dandin et du Bourgeois gentilhomme avaient été jouées, l'une à Versailles, l'autre à Ghambord, avant de l'être sur le théâtre du Palais-Royal ? Que voulez-vous ? il en est toujours ainsi. L'Empire durait déjà plus de dix ans, c'est bien long dans un pays comme le nôtre. L'opposition, très faible dans les premières années, commençait à gagner du terram et saisissait tous les moyens d'attaque qui pouvaient avoir quelque chance de succès. Gompiègne lui fournissait un de ces mille moyens et l'on disait sur les séjours de la Gourles choses les plus malveillantes et les plus fausses. Ça prenait à merveille ; car tout est bon pour attaquer un gouvernement, tandis que, lui, pour se défendre, n'a souvent à donner qu'une raison qui est bonne, qui est vraie, mais dont on ne veut pas.

Les invités de la quatrième série qui assistaient à la représentation de la Maison de Pénarvan étaient la princesse Mathilde, la princesse Anna

Murât, lord Covsley, le prince et la princesse de Caraman, le marquis et la marquise de La Valette, le duc de Noja, le comte de Nieu\\erkerke, la duchesse d'Isly, le baron James de Rothschild, le général Fleury, M. et madame Emile de Girardin, MM. Octave Feuillet, Ponsard, Sainte- Beuve, Quentin-Bauchard, Frémy, Achille Fould, Adrien de Longperrier, Francis Wey, Viollet-Le- Duc, etc

Le départ de LL. Majestés eut lieu le samedi 19. Dans la matinée l'Impératrice avait visité la salle d^asile avec le Prince Impérial. Il y eut, à la grande joie des enfants, large distribution de bonbons et de gâteaux.

PALAIS DE COMPIÉGNE

Spectacle du Samedi 12 novembre 1864

COMÉDIE-FRANÇAISE

LES COMEDIEXS ORDINAIRES DE L'EMPERKIU JOIEROM

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