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française en cinq actes. Nous avons sous les yeux le compte-rendu distribué au public; il renferme ridée générale de la pièce, son analyse acte par acte et sa distribution.
L'envie qui entoure Joseph à la cour de Pharaon, la confusion des ennemis qui veulent le perdre, sa clémence pour eux forment en quelque sorte tout le sujet du drame.
Le même jour, on donna une comédie héroïque en cinq actes de M. Boursault, dit le programme, mais adaptée à l'usage du collège et augmentée; douze personnages y figurent.
Trois ans après, le 23 juillet 1748, lut représentée une tragédie en cinq actes, la Mort de Thomas Koiily Kan^ par M. Godard, prêtre, ancien doyen de la Faculté des arts et professeur royal d'éloquence et de rhétorique au collège des Arts. Les scènes paraissent être un composé bizarre d'intrigues royales parmi lesquelles apparaissent rarement quelques beaux sentiments assez mal exprimés. La pièce cependant dut avoir un certain succès; à une représentation postérieure, le programme porte que le spectacle commencera à une heure précise de l'après-midi, si le temps est beau, et que les portes du collège ouvriront à dix heures seulement. Trois heures d'attente! cela prouve la vogue dont jouissaient ces représentations. Avec la tragédie de Thomas
Kouly Kan^ était donnée une comédie historique en cinq actes, mêlée de chants, par le P. du Cerceau : Les incommodités de la grandeur.
« Philippe le Bon, duc de Bourgogne, voulant montrer à son fils les inconvénients de la grandeur, fait prendre un paysan que l'on trouve endormi; on le transporte au palais et à son réveil on lui persuade qu'il est le duc de Bourgogne. Pendant un jour ce malheureux goûte tout ce que la naissance illustre a d'agréable et de fâcheux, mais les soucis l'emportent sur le bonheur qu'il peut ressentir et il revient avec joie à la médiocrité. »
Le 27 juillet 1756, les rhétoriciens représentent Egiste, tragédie française en cinq actes et une comédie, également en cinq actes, le Gouverneur.
Comme on a soin d'en avertir les spectateurs, l'Egiste^ due à un sieur Godard, n'est autre que la Mérope de Voltaire, mais singulièrement modifiée; reproduisons du reste les termes mêmes de l'avertissement qui figure en tête du programme.
« Dans la Mérope., Cresfonte, roi de Messène, « est le père d'Egiste et l'épouse de Mérope : ici, « il est l'oncle d'Egiste et frère de Mérope, et a Zopire est l'époux de Mérope et le frère d'Egiste. « Dans le plan de M. de Voltaire, il s'agissait du
« mariage de Mérope avec Polifonte : ici il s'agit « du partage de l'empire qui est dévolu à Egiste, « par la mort de Cresfonte son oncle et de Mérope « sa mère. Mérope était le principal objet, ici « Zopire prend sa place. Mérope régnait avec son « tils, ici Zopire est empoisonné parce qu'il serait « ridicule qu'un fils fût sur le trône tandis que « son père serait son sujet. Quant à la recon- « naissance d'Egiste et au dénouement, on a « suivi le plan de M. de Voltaire.
« C'est par les mêmes motifs que pour avoir « une comédie propre au théâtre scolastique on a « retouché la Gouvernante^ de M. de Nivelle de « la Chaussée, et qu'on la donne ici sous le titre « du Gouverneur. Ces célèbres auteurs doivent « pardonner au zèle pour l'avancement des études « la hardiesse qu'on prend de défigurer des « ouvrages qui ont tant mérité du public. »
N'ayant trouvé avec le programme qu'une analyse de ces deux pièces, nous ignorons, pour la comédie de M. de la Chaussée, si les modifications dont il est parlé ont pu nuire beaucoup à l'intrigue. En ce qui concerne la pièce de Voltaire, il est facile de se prononcer et de savoir très peu de gré au bon abbé Godard de ses modifications, qui font disparaître tout l'intérêt de la tragédie sans grand profit pour les élèves. On se plaît à regretter les pièces si simples, mais d'un
réel sentiment tragique, composées par des auteurs inconnus et jouées au collège du Mont.
Les ballets présentent à peu de chose près le caractère de ceux que nous avons étudiés précédemment.
• Le premier dont nous trouvions trace est du 9 juillet 1733.
Il est dû à M. de Hauteterre, maître à danser de l'Académie royale de Caen et intitulé les Caractères de la danse.
Ouverture : Entrée : Terpsichore.
!■■« partie :
!'■« entrée : Danse sacrée;
2« — l'Opéra;
3« — Danse de pantomime;
4« — Ballet comique.
2« partie :
f* entrée : Chaconne, danse qui doit amuser par la variété de ses ligures tout en étant vive avec majesté et sérieuse sans tristesse;
2« — Contredanse;
3« — le Carnaval;
4« — la Pyrique.
Ballet général : le bal.
Le 27 juillet 1745 fut représentée, après la tragédie d'Esope, une pastorale intitulée le Retour du Roi et le mariage du Dauphin; cette pastorale,
mêlée de danses et de chants, est écrite en vers assez insignifiants, elle se termine par un ballet général portant pour titre Louis le Bien-Aimé^ par M. Le Dey.
Ce ballet est destiné à montrer la grandeur du monarque des Lys et à donner une idée de Tamour et de la fidélité de ses sujets.
Ouverture : Louis XV paraît sur le trône; à ses côtés figure le génie de la France sous les traits de Minerve; le Dieu Mars, les Grâces l'environnent, les Ris, les Jeux et les Plaisirs viennent lui témoigner leur amour et leur fidélité, f^ partie :
i^^ entrée : Louis XV, accompagné de la Justice et de la Gloire propose à ses sujets de venger et de soutenir les droits de ses alliés; 2« — Pallas présente une épée et un bouclier au Roi, qui se met à la tête de ses troupes; 3^ — La Jalousie et l'Ambition, la Discorde et la Vengeance se mettent à la tête des ennemis, Louis extermine ces monstres.
2^ partie :
!■■« entrée : Louis prend le commandement de ses troupes et est arrêté par une maladie dangereuse;