‹ Le théâtrè a la maison. Illustrations d'Amédée LynenChapitre 37 sur 65 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MARIE, continuant de desservir.

Le v'ià comme il est! Y faut toujours qu'y bougonne. Ça, c'est mauvais, et souci, c'est pire. Si je l'écoutais, je ne mettrais plus le nez hors de mes couvertures. Et y croit tout!... Non, c'est pourtant trop fort, un corridor sous la mer!... Y faut bien que les journalisses mettent quéque chose dans leurs gazettes !... Mais tout ça, c'est des bêtises. Parce que M. Pierre vieillit, y n' trouve plus rien de bon. Sa maladie, c'est ses septante-six ans, ni pu, ni moins. Y gnia cinquante ans, y n' trouvait pas qu'y faisait froed au mois de juillet.

le met du café dans le moulin et le moud.) Y m' prend pOUr Une

bête, parce que je n' sais pas lire. Pourquoé faire, lire? Puisqu'y lit pour mi!... Ça n'empêche que quand je dois aller à la ville, je suis bien contente de prende le chemin de fer. Et quand M. Pierre a hérité l'année

ii2 LE THEATRE A LA MAISON

passée de son cousin d' Mons, y n'a pas dit que F télégraphe lui donnait la nouvelle trop vite. S'il avait seulmin trente ans, y trouverait tout très bien. (On frappe à la porte.) Allons, c'est probable encore un mendiant!... Y gn'en a pourtant plus autant que dans le temps passé. (On frappe encore.) J'y vas, j'y vas. Est-y pressé, donc, c' gaillard-là! (Elle ouvre.) Hai! qui va là, miséricorde! C'est nos petites nièces Adèle et Antoinette. Entrez, mes enfants, entrez. Venez vous asseoir.

(Elle les embrasse.)

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