LA MASSIERE DES ST
nous tenons les artistes pour peceables, et ouand ils marchent sur des abimes, 11 4 tombent,
Cest bien l'opinion de Madame Marèze, Nous nous inclinons devant cette <aine et noble figure, Nous la connaissons d'ailleurs, nous avons véeu de sa vie. Elle à des facultés d'endurance et des réserves prodigieuses d'énergie, nous lui devons le meilleur de nous-méme, On la salue dans ses réves elle habite le sommel de notre pensée pour éclairer, Surveiller et ennoblir nos actions, Son ombre chérie nous effleure out le Tong de la journée. elle est là pour nous prendre dans ses bras quand le cœur <e gonfle et éclate, Elle nous préserve de bien de “ehéances, el ni les sépirrations, ni les déboires el amertumes renouvelés ne pourront effacer en nous les contours sacrés de sa silhouette, résignée, atlendrissante el pâlie.
Madame Maréze ne se fait pas d'illusions sur l'état d'âme de son “poux, Elle lit en lui, comme dans un hvre ouvert el e'est vraiment délicieux de voir ce bonhomme, rager d'être Loujours pris au piége, Oue be donneroit-il pas pour Trouver le moven de cacher ses sentiments ? Encore, estil bien sûr qu'il ne se berne pas lui-méme, Avoir du bon sens quand on a vieilli, est souvent aussi dificile que lorsqu'on porte satllardement son printemps. tombe done dans le panneau à chaque fois. Elle le traite ea enfant malade
et c'est de la sorte qu'on aime à le voir traiter, à H
116 LE THENTRE AN MONTREN",
vades choses que Lune peux pas comprendre. ma pauvre femmes, Dur dial un jour, Sauvons de Foubl celle parole QOurine trouverait dans cel aveu angoisse une philosophie trés haute, une forme rajeunie de laxiome socratique ?
Jacques le frondeur a fut des siennes. guette tous les jours Juliette, el ensemble, is courent les musées, élucident les questions d'art. Cel amour de téle se change en un sentiment rés vif qui fait désirer à Jacques Pumon étroite du foyer. I<ouvre de son projel de mariage à la mère, qui met Lout en œuvre pour Pen dissuader. Jacques en appelle au Vieux Marèze, 1 se montre eruel en vertu de ce privilège qu'a la jeunesse et qui exerce en dépit des cheveux blancs el des dernières idoles qui S'affaissent dans les cœurs Vieillis. Son pére le chasse. Madame Marèze avant réfléchi, mande la massière qu'elle avait congédiée jadis de atelier de son mari, La conversation s'engage et Juliette lui apparait ce qu'elle est véritablement, une brave et honnéle Cravailleuse, Elle décide, séance tenante, malgré le refus de la jeune fille, le mariage des deux enfants. Marèze est nommé à Finsütut. Les jeunes filles de Fatelier lui présentent un bouquet avec une adresse. que la massière terrine de lire, vibrante d'émotion, L'a.tste
baisse Ja Lête et dans un geste généreux et détaché,
LA NASSIERE 117
il Jétle dans les bras Fun de l'autre. Jacques D Juliette, pendant que. brantant latte, bouleverse, bremblante, la mére murmure : Pauvre Maréze
C'est une bien délicieuse pièce,
Francs-Maçons
MM. Claude Rolland et Leprince
Franes-macons Titre évocaleur el suggestif. qui nous à ail rêver. en écoutant gémir les oiseaux d'automne.
Franes-Macons !S'agitsl comme vous pouvez peut-être le penser. de Fhomme au huit reflets, qui détruit FEglise à fous les coins de rue, Landis que les elochers poialent Toujours dans Fintini, narguant de leur sereine quiétude les efforts inipuissants des démolisseurs? De ce bonhomme omais qui ne change pas. malgré les nouveaux attifements extéreurs dont il Saffuble, vivant toujours Sur un vieux fonds de <uflisance, de bélise, d'ignorance, d'aflirmalions creuses et <urannées, qui na rien lu, rien
compris el rien appris? Estail question de ce cabaleur
120 EE THEATRE À MONTHEAL
élecloral qui a vendu Son âme au diable. QUE ramasse dans Lous les ruiscaux. respire la faune. en mourra LôE ou lard. ou encore de son compére, le coulissier fameux. bedonnant « bedonneux ». faisant Ja na velle dans les corridors des parlements. élu. entre fous, alin de surveiller les intéréts MaCOnnIques? Est-ce que Fon est mis en frais de caractériser cel avocat relors, farci de jurisprudence des pieds à la tele, qui refuse de reconnaitre aux mots « d'id”ililisime » el de « sens moral s leur vertu créatrice el léconde se moque de Fan el de Fautre parce qu'ilen est lolalement dépourvu, el qui composant avec tous les partis el Loutes les religions. <e fabrique une facade d'indépendance et dupe de la sorte les esprits nil? ce député. couvert de médailles et de rubans, prodivue d'or, achetant des statues au curé de sa paroisse, pour le soir. en rire avec des intimes, en Sablant le éhampagne jusqu'aux pelites heures du malin? Ateon dessiné. d'un rail immortel les silhouettes chalouines. hagardes du franc-macon poste. du franec-macon journaliste, qui convoile un nainistére d'Instruction Publique? Nullement.
ne S'agil pas non plus de ee & fin de siècle ». disciple &'Hippocrale. abruti total. viveur turbulent eÙ fantasque, plongé à mi-jambe dans le bourbier du malérialisme, qui met tout <on génie à expliquer le
monde, par Flammarion. oubliant que le plus grand