‹ Le théâtre à Montréal [microforme]Chapitre 30 sur 57 · FRANCS-MAÇONS · texte numérisé non relu

FRANCS-MAÇONS

des médecins, Pasteur. a éent des paroles révélatrices el sublimes, qui le sortiraient de Son néant, site bon sens el Fidéaligine pouvaient avoir raison. un jour, des mn nihilikme grotesque el insensé,

Mais cherchez done? lors, nous apercevons, sous le voile des images, le machiavélique profit = pâle ressemblance du masque de Van Dxek de ce morlicole seclaire, Lorilleux. udesque. dont le nez eilé S'avance avee une délicieuse timpudeur. sous un large chapeau de feutre impeccablement le méme, cependant que de son pas virginal 1 soulève un nuage de poussière? Nenni. Je vous le demande, faite ON passer SOUS VOS Veux, ce vieu: cheval de retour qui administre maintenant la juslüice, parce qu'il lui et impossible d'être autre chose el qui doil se consoler des mélancolies de son hiver en <ongeant ü ses doux ébals de jeunesse? Vous nv éles pars encore?

On ne nous parle pas davantage de ce frane-macon aislingué qui, à côté des vieilles disciplines. qu'il rejette où méprise, en institue une autre, se crée de fui-méme el à son insu une sorte de bagne moral où il élouffe, halèle, aspire vers des horizons limités.

Cest sa manière à lui, de pousser le ert de Musset

Maleré moi, Fintini me tourmente, »

levaneche ironique de Falavisme qu'il combat au

tee LE THEATRE A MONTREAL

nom de la liberté et de la morale nouvelles, il ne pourrait vivre, sans un ordre qui harmonisät en lui les forces vives qu'ilimel au service de la destruction ‘ Poul lédifice de sa vie intérieure repose sur da négation de Tui-méme, ear il Sest refait avec les débris des erovances Lombées. un s\sléme personnel de penser, de souffrir, de haïr et de croire.

Ce débat d'une âme prise aux liens qu'elle Ses forgées, est douloureux, On saluerail dans ce Lourment quelque chose de noble #0 hissant le désir de Goethe vers la lumière, Sion ne savait. par ailleurs, que celui qui est devant nous, est un semeur de ruines el ce qu'il imagine le moins, le prisonnier de son fanalique caprice, enchaîné moderne que le siècle Vainqueur traine à arriére de son char. boulli de son Hnpossible chimère d'éleindre les Jumicres du ciel.

Les franes-macons de Claude Rolland ne ressemblent guère 4 ceux dont nous venons de parler, Ce sont ces derniers qui nous eussent pourtant intéressés el nous avons cru Qu'ils Viendraient détiler sur la scène, depuis le Vvénérable de Fe EÉmancipalion brandissant le compas et léquerre. jusqu'au ment lrelin, un juren à la lèvre, S'attachant à la Loue du Grand Maitre. Nous avons été cruellenr at déeus.

Les vrais Macons n'ont pas bougé. Dissémines dans l'orchestre. pâles et Lerreux sous Féclat des

lustres, on pouvait apervevoir leurs calvities luisantes

pes maniement"

F'ANCS-MACONS 123

et leur mine effarée. HS <e sont vite déridés car pas le moindre pelit complot maconnique ne fut évente. Hs semblaient heureux de ne pas se trouver de ressemblance avec ceux de la scène. Hs avaient Tant craint que leurs ridicules fussent étalés au urand jour. Ce qu'ils étaient heureux

Les franes-macons de Claude Rolland'el Leprinee ont bénin<s. inoffensifs, miais et boutffons. Is nous font songer à d'anciens acrobates qui veulent QTE ranger » et faire bonne figure dans Je monde bourweois, à Mais chassez le naturel revient au galop

el voilà nos bonhommes qui se remettent à faire des jeux au salon en présence de Madame qui recoit en tenue... de cuisine, HS sont assommants. ces franes-macons-è ! Ne men trouver de nnieux pour se débarrasser d'une femme génante et maussade. que de <e faire « porter » frane-macon, cela témoigne d'une disette incrovable de ressources. N'en déplaise à Messieurs Rolland et Leprinec, les hommes ont plus de génie que cela.

Mais c'est du vaudeville? Soit. Depuis quand le vaudeville doit-il ennuver les gens pendant deux heures? [y a vaudeville et vaudeville, il faut savoir choisir, Pas le moindre mot spirituel qui mérite être souligné, pas un sentiment élevéqui doive étre sauvé de Foubli, Cest mécanique comme une

machine à drôleries, à l'usage des enfants. En x 4

Fi Haptré à

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que des jambes qui remuent. des bras en l'air, des grinaces plus où moins drôles, des eabrioles. et une course d'une heure, Piniliation maconnique —, üccompasnée d'une déclamaltion emiphalique, per un braillard de banlieue, si stupide, qu'on lui passerait volontiers li chemise de soufre. Le rite maconnique est plus compliqué. J'en appelle au grand-maitre de FOrdre.

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La Rivale

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Madame de Staël au comble de sa puissance htléraire el politique, Sécriait 140 La gloire est le deuil éelalant du bonheur.» Elle disait vrai, cette femme, En général, les hommes S'accommodent mal un sureroil de bien-être et de splendeur. « Montés sur le faite, il aspirent à descendre, 5 FE nv a que les vrais grands génies qui ne perdent pas l'équilibre : ils sont, en quelque sorte, des dieux, au-dessus des laiblesses communes, el qui rommandent Fadmiraion du Lemps. He éelairent de leur imposante majesté le tableau de la civilisation, Voués à Fabsolu. ik ont ignoré le martire de nos ignominies et le Lourment de nos puériles agilations. Les autres, ceux qui laissent

dominer chez eux Ja bête, restent enfermés dans la

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