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auxquelles les généi'alions envoient l'iiotninage de leur pitié attendrie et réparatrice.
M. Bergerat a dessiné de façon nette et très vivante la personnalité de Talleyrand. Cet évêque devenu diplomate et qui mettait tout l'art de la politique à ne jamais dire sa pensée, cet homme habile et retors qui conseilla à Napoléon de rompre avec Joséphine et de consolider sa puissance en épousant une princesse d'Autriche, Bergerat l'a posé de pied en cap. Quelques paroles le révèlent en entier ; son âme vile, son esprit lumineux, lucide, capable de débrouiller les situations les plus inextricables, y transparaissent. Il a un mot joli et très malicieux sur Madame de Staël, lorsqu'il dit qu'il n'est pas bien sûr que ce ne soit pas un homme. Et, sur la question du divorce que l'on parle d'introduire dans les nouvelles lois, il étale une incrédulité souriante mêlée d'ironie, et mi-drôle, mi-sérieux, il dit à Joséphine : « Nous n'en sommes pas encore là. » A ce moment, je doute fort qu'il ne ruminât ce projet de loi dans sa tête, mais il obéissait encore en dissimulant la vérité à ces principes immoraux en politique qui ont dominé sa vie publique et qu'il a cherché, grâce à l'influence exercée sur son époque, à faire pratiquer par ceux dont il se servait afin d'atteindre à son but. Il a laissé une doctrine que d'autres après lui ont poussée jusqu'à ses dernières conséquences. Son évangile d'opportu-
nisine a conquis chez nous, certains de nos « politiques » qui plus désireux de leur bien personnel que de l'intérêt général se sont fait des droits des niino rites une sorte de piédestal où ils se maintiennent donnant aux naïfs, le spectacle d'une grandeur qui ne résistera pas au temps.
Qui sait, si en Talleyrand, dans ce mouvement de blâme contre le divorce, un reste de prêtre ne s'est pas révolté, n'a pas protesté contre cette mesure qui allait causer de si lamentables ravages dans les familles, en bouleversant l'économie intime de cette institution.
Chose curieuse, chez ces défroqués, chez ces évêques lancés dans le siècle par un caprice du destin et que l'on voit • — ironie des choses — placés à la tête de l'Etat, à de certains moments, le prêtre reparaît à la surface et il semble que l'homme de gouvernement s'abolisse et s'obnubile. Ils apportent en plus, dans l'exercice de leurs fonctions et au milieu des réjouissances que l'on commande en leur honneur, cet air ecclésiastique frelaté qui se détache avec des teintes fausses sur ces fêtes. Ils ecclésiastisent leur mondanité qui souffre d'un manque d'élégance et de désinvolture châtiée. De leurs lèvres papelardes s'échappent en mots craintifs, honteux d'eux-mêmes et comme repliés sur leurs ailes, des sentences extraites du livre de la Sagesse. A leur insu et comme par une