MASSIEllE
il j<'Ui' (liiiis les l»r;is l'un ilr raulrc. .I;ic(|iies et Julicllr. [iciidîint quo. brtinlant la tète, bouleversée, lit'iiibiante, la mère murmure : » Pauvre Marèze ! « C'est une bien délicieuse pièce.
Francs-Maçons
MM. Claude Rolland et Leprince
!• i';incs-nia(;()n> ! Tilic ('X (m-;iI ciii- l'I >iiixiri'.-t if. (|ia un\i< a fait rêver, (mi ('•coiilaiil lii'iiiir lo uisraii.N: iraiildiimi'.
FiaiHs-.Macons ! S'aait-il, comme vous pouvez juHit-êlre le penser, de l'Iiomme au « huit rellets «^ <iui (l(''truil l'Eglise à loii.> les coin- de nie. tandis (|ue 1rs cliM liers poinlcrd t()ii|()iii> dan.- riulini. narguant de leur sereine (luiiHinlc Ifs (■n'(nl> impuissants des- (h'molisseui's? De ec Itonlioiimic Homais qui ne change pas. malgn'" les nouveaux attifements extérieurs dont il s'atïuble, vivant toujours sur un vieux fonds de sullisance, de bêtise, d'ignorance, d'allirmations creuses et suranm-es, (pii n'a rien lu, rien compris et rien appris? Est-il (piesti<ui de ce cabaleur
liO ].E TIIEATJIE A MOMIŒAL
électoral qui a vendu son âme au diabla, qui raniassr dans tous les ruisseaux, respire la fange, en mourra tôt ou tard, ou encore de son conij)ère. le coulissier lîinieux, bedonnant « l)ed()iineu\ ». faisant la na- \ctle dans les corridors des ]»arleinents. élu. eidre tous, a lin de surveiller les inti'rêts niaconni(|ues? Est-ce (jue l'on s'est nus en frais de caractériser cet avocat i-etors, farci de jurisprudenci» (Ic^ pi(^ds à la tête, (pii refuse de reconnaître aux mots « d'iih'ali- Jisme » et de « sens moi'al " leur vertu cr(''atrice et f('coud(' . se mo(jiH' de l'un et de Tautre parce ([u'il en «•st totalement dépourvu, et (pii composant avec tous les partis et toutes les religions, se fatiri(pu' une façade d"ind(''pi'ndance et dupr de la sorte les espi'its naïfs? ce d(''put(''. cou\crt de mi'-dailb's et de rubans, prodigue d'or, achetant i\('> statues au cur('' de sa pai(>i>se. ]»our le soir, en riic a\"ec des intimes, en .sablant le champagne ioxpiaux peliles Jimncs du matin ? A-l-on dessiiK', (rnn trait immortel les silhouettes chafouines, hagardes du fi-anc-nuicon poète, du franc-nuu'oii journaliste, (pu convoite un ministère d'Instruction l'ublicpie ? N \illeiiient.
Il ne s'agit pas n(ui plu> <le ce ^ lin de siècle ■). <li>ciple d'Hippoci'ate. abrnli loi al. vi\'eui' tmbulenl et fantasque, plongé à nn-jambe dans le bourbier du matérialisme, qui met lonl son gi'uie à expliquer le monde, par Flammarion, oubliant (pie le plus grand
i'i;a.\(:s-maç().\s m
<{f'> iiKMlocins. Fasteiir. i\ l'-ciit îles paroles n''V(''hi triées et siibliiiies, »|ui le sortiraient de son néant. >i !<> Ikmi s*^ns et ri(|('alisnie pouvaient avoir raison, un jour, *\f son niliili^nie urotesque et insensé.
Mais rlKMcliez done? Alors, nous apercevons, sous le voile des iniajies. \e ma(liiav(''li(|ur profil — pâle iT'Sseniblance du nias((iic de \ an hyck — de ee ittortieole scctaii'e, [(ulillcux. liidi'xpic. dont le nez '•llili'' >"a\an(c a\"('<- iiiic d(dicieuse impudeur, sous un lar^e rliapi'au de ti-idrc iuipeccahleinent le niêin»',, cependant (pie de >on pa> \iiiiinal. il soidéve un iiiiaL;»' de poussière? Ncnni. .le nous le demande, faiton pa>^i'i- sous vos \cux. Cl' \iiMi\ idieval di' i-etoui' qui adiiiiiu>lri' uwiiiil cuiinl la pi>Liri'. paire ipi'il lui e-t iui|io>>il(|(" d'elle autre eliose et <pn doit se <onsoler >\t':^ nii''laneolies de son hi\ei- en song'eant à ses doux l'bats de jeunesse? \ ous n"\ êtes pas etiiore?
On ne nou> parle pas davant<^ge de ce franc-maçon distiuLiUi' qui. à lôti- t\i'> vieilles disciplines, qu'il rejette ou nn'qirise, en institue une autre, se crée de lui-uiênie et à son insu une >orte de bagne moral où il étouffe, halète, aspire vers de^y horizons illimités. <'.'est sa manière à lui. de pousser le cri de Musset :
Malgré moi. liuliiu nie tuuruienle. » tîevanihe ironique de 1 atavisme qu'il combat au
nom de la libert('' et de la morale nouvelles, il ne pourrait vivre, sans un ordre c|ui hai-monisât en lui les forces vives qu'il met au service fie la destruction ! Tout rédifice de sa vie int(''rieure repose sur la négation de lui-ménic car il s'est refait avec le* débris des croyances londx'cs. un système personni'l de penser, de soiifïi-ir. de haïi- et de croire.
(le débat d'une âiiic prise aux liens (pi'elle s'est forgées, est douloureux. On saluerait dans ce touiment quelque (diose de noble ti'alnssant le désir de Goethe vers la lunuèi'e, si on ne savait, pai' ailleur>. (pie celui ([ui est devant nous, est iiti seuieur île l'uineet, ce (pi'il imagine le uioins. le pi'isounier di- son l'analiipie caprice. reiichaiiH' nioderne que le siècle \ainqueui- traiue ;'i I aiTière de snu cIkii'. ImmiIII de s(in impossible chimère d'i'teindre les hniiièics du ciel.
Les francs-macons de ('.Inude liolland ne re-senddent guère à ceux dnii( imus venons de p;iil<M-. (le sont ces dei'uiers (pu' nous eus>ent pourlatd iuti'-ressés et nous axons cru ipi'iU \iendraient didilei- sur la scène, depuis le viMn-i'able de 1" m Hiuancipal ion bi'andissant le compas et l'iMpien-e. jusipraii menu frelin. un juron à la lèvre, s'attacliant à la toge du Grand Maître. Nous avons été cruellement (h'cu-.
Les vrais Maçons n'ont pas bougé. Dissémint-.^ dans l'orchestre, pfdes et terreux sous l'éclat de> lusti'es, on pouvait apeivevoir leui-s calvities luisante-
FIIA \CS-MA ÇOXS 1 23
<'t leur mine effarc-e. Ils se sont vite déridés, car pas le moindre petit complot maçonniijue ne fut éventé. Ils semblaient heureux de ne pas se trouver de ressemblance avec ceux de la scène. Ils avaient tant craint (pic leur- lidiculcs tii>>rnt r-tali'-s au «rrand jour, (le (]u"ils étaient heureux I
Les francs-macons de Claude linUaiid et Leprince sont bénins, inotïen.-il-. niai.- l't boulTons. Ils nous font songer à d'anciens aiidlial c- ipii \euleut '- se ranger » et faire bonne ligure dans le iimndc bourgeois. « Mais chassez le natuiel. il rcxicnt au iialop », — et voilà nos b(iiili<imuiiv- ipu -r remett<'nt à fair-e des jeux au salon en pn-sence de .Madame (pii ii'(;(iit en tenue... île cuisine Ils sont assominanl>. ces francs-maçons-là ! Ne lieu hdnxiM- de mieux pour se débarrasser d'une femme gênante et maus-ade. ipie de se faire « portei" » franc-maçon, cela témoigne; d"une disette incroyable de ressources. X'en déplaise à Messieurs Rolland et Leprince. les hommes ont plus de génie que cela.
Mais c'est du vaudeville? vSoit. Depuis (piand le vaudeville doit-il ennuyer les gens pendant deux heures? Il y a vaudeville et vaudeville, il faut savoir choisir. Pas le moindre mot spirituel (jui mérite d'être souligné, pas un sentiment élevé qui doive être sauvé de l'oubli. C'est mécanique comme une machine à driMeries, à l'usage des enfants. Il n'\ a
LE THEATUE A MONTJtEAL
i[ue fies jambes (|ui i-eniiicril. (\r> l)ia> en l'air, des «iriinaces |)liis ou tiioins drôles, des (■al)ri()les, et une couise d'une hcuic. — l'initiation niaeonni(|ue — . acconi])a^née dune (h'elaïual ion eni|diali(|ue, ]iar un braillard de banlieue, si stupide. (pi'on lui passerait volontiers la elienuse de soufre. Le lile niaeonni(|ue est plus eoni]>li(pi(''. J'en appelle au grand-maître de rOrdi-e.
La Rivale
M. H. Kîstaemaeckers
A J. H. Lagiirc
.Miidainc (If SL;irl. ;iii coiiiltlc dr sa puissance lilii'iaire et iiolili(|ii('. s'i'criait : « La gloire est le rieiiil (''(iatant du Ixinliciir. » Elle disait vrai, cette leinnie. En gemmai, les liuninies s'accommodent mal d'un surcroît de bien-être et de splendeur. « Monti'S -ui- le faîle. ils aspirciiL à descendre. » Il n'y a (pie les vrais grands génies (pii ne perdent pas l'équilibre ; ils sont, en (piekpie surle. fies dieux, au-dessus des ïaiblesses communes, et (|ui commandent l'admiration du leiups. Ils ('■( laireiit de leur imposante majesté le tableau de la civilisation. \ oués à l'absolu, ils ont ignoré le martyre de nos ignominies et le tourment de nos pu«'-riles agitations. Les autres, ceux cpii laissent dominer chez eux la bête, restent enfermi's dans la