‹ Le théâtre à Montréal; propos d'un huron canadienChapitre 7 sur 37 · LA BEA UTE DU DIA H LE · texte numérisé non relu

LA BEA UTE DU DIA H LE

jadis est tioiililt'c. Il sdulllc (|iicl(|ut' |t;irt un veut de tempête <|ui fera s'écrouler l'édifice du bonheur conjugal. Déjà les attentions répétées mais inutiles de Marberoux auprès de Madame de la Croix Vitré ont donni' lieu de la pari df Nathalii; à (\t'> insinuations perlides. ipii jetl<'id le doute et Tangoisse dans l'ânu' flu coude.

Ccpcildaid, de ('.l'oix \'ili'(''. ;ip|>rriiil de |;i boiii lie

de sa femme Suzanne, une nouvelle cpii lui cause un très grand bonheur. L'enfant (pi'ils attendent depuis

trois ans, et bien

Oh ! Geoi-ge Ohncl. <>h ! .Monh'pin. oh ! .Iules .Mary... Marberoux poursuit de ses |)ersécutions amoureuses Madame de Croix \ilré. Il lui fait une scène de cris et d'aveux brûlants (pii n-voltent la jeune femme et lui font peidrc la tête. Elle va appeler si cet homme aveuglé ])ai- la lic'nésie de l'amour continue à l'insulter. Mais l'hounne de proie ne se contenant plus la saisit dans ses bras et la couvre de baisers fous. Suzanne s'est emparée du poignard de Marberoux et menace de le frapper s'il ne la quitte pas sur le champ. Il s'en moque et se pri'cipite vers elle. La malheureuse égarée par la colère et voulant sauver son honneur en péril, plonge le poignard au cœur de Marberoux. Un ci-i terrible. M. le comte de Croix Mtré, madame Nathalie, Dornak paraissent. On ne comprend pas encf)re. De ses lèvi'cs mourantes.

Marberoux s'écrie qu'il s'est douiu' la mort devant un refus de sa maîtresse Suzanne.

Folle de désespoir. pench('e sur le mourant, la pauvre femme le supplie de dire la vérité. Le Comte de Croix ^'itré ([ui connaît l'amour ([u'elle lui porte, son dévouement de cha(|ut' joui-, ne peut ajouter foi aux paroles de ce misérable.

Suzanne se cabre devant l'imidacabilitc' du mensonge et de ces lèvres qui ne s'ouvriront plus. Ses larmes, ses dénégations passionnées devienncid inutiles. La confiance du Comte de Croix Vitré en sa femme n'existe jtlus. Suzanne de Croix Mtré s'évanouit.

Premier acte : Assassinat et syncope de cœur. Détails vulgaires exprimés rians la langue des feuilletonistes. La fusion \\i'^ incideids et des situations s'arconipiil niai. La conversai ion qui s'('-lal)lit entre le ((iiiiie cl Nathalie csl hop apprêtée pour les besoins de la scène, l^a note fausse y domine.

Seize années se sont écouN'cs d(q)uis la mort de Marberoux. Le comte IMiilippe. bien convaincu de la cul|tabilité de sa femme, mais ne voulant pas créer de scandale, ne s'est pas séparé d'elle. Suzanne traîne une existence désolée, dans ce chrileau vide maintenant de bonheur et où elle cherche en vain à reprendre son prestige d'autrefois. Le comte Philippe de Croix Vitré est demeuré inflexible. Ses protesta-

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