GABRIEL TRARIEUX
d'une tare héréditaire, de cette même folie qui précipita son père au suicide. Et il gémit, et il pleure, sa tête dans ses mains, le corps secoué de sanglots convulsifs... Son parrain, un brave homme de médecin de campagne, le docteur Doyambchère, bouleversé de le voir si triste, entreprend de le réconforter.
— Rassure-toi, lui dit-il, ton père n'était pas fou. Il s'est tué, conscient de son acte, parce qu'il n'avait plus le goût de vivre, parce que tanière, qu'il adorait, ne partageait plus sa tendresse.
Et comme preuve de ce qu'il avance, le bon docteur met sous les yeux de Daniel un papier — quelques mots écrits de la main de Philippe, une heure avant sa mort : « Ma femme ne m'aime plus, je me tue... «Daniel pousse un cri de stupeur et de haine...
— Ce n'est pas un suicide, ce fut un crime. Mon père a été assassiné par celui qui l'avait supplanté dans le cœur de ma mère, par ce larron d'honneur, l'infâme Barthe.
Daniel va vite en besogne. Les confidences qu'il a reçues ne justifient point son soupçon, ne l'autorisent pas à traiter son beau-père en criminel. Elles sont imprécises. Et le malheur est qu'elles ne nous renseignent pas mieux que lui. Il eût fallu nous mettre, nous public, dans la confidence, nous instruire des circonstances du drame initial, nous dire, dès l'abord, si Dolorès fut une épouse adulttire, si Barthe fut son complice et s'ils s'unircmt tous deux, comme les héros de Shakespeare, pour verser le poison dans l'oreille du feu roi. Nous n'avons point de certitude ; nous tâtonnons dans le vide; l'explosion de rage de Daniel nous parait être quelque peu extravagante, et — faute d'en connaître clairement la cause — nous ne compatissons point aux tourments de ce jeune homme échauffé.
Le rôle d'Ophélie — de la jolie « veuve irlandaise » — n'a pas plus de netteté ; il est plein d'intentions confuses, d'indications ébauchées. Edith voudrait opérer le rapprochement du beau-fils et du beau-père, mais elle s'y em-
ploie si gauchement qu'elle achève d'établir entre eux l'irréparable malentendu; elle va à rencontre de son dessein. Au lieu d'essayer de dissiper les doutes de Daniel, elle les avive; elle l'encourage dans la recherche de la vérité: elle n'admet pas, en principe, la culpabilité du docteur Barthe, mais si cette culpabilité était démontrée, elle refuse à Daniel le droit de l'en punir, le droit de verser le sang; les arguments qu'elle invoque sont plutôt de nature à exaspérer qu'à désarmer le justicier : « On ne supprime pas, dit-elle, un être supérieur, comme un vulgaire criminel ». Elle le défend avec une chaleur qui trahit l'ardente tendresse quelle lui voue; elle éveille ainsi la jalousie de Daniel et l'affermit dans ses projets homicides. Elle nous déconcerte par les apparentes contradictions de son altitude, de son langage. Elle affecte l'allure d'une femme indépendante et libre, d'une robuste Anglo-Saxonne avide de dangers et d'aventures, et tout à coup, un élan mystique la prosterne aux pieds du Christ. Elle prie. Ces complexités seraient intéressantes si l'auteur les avait élucidées. Elles nous demeurent énigmatiques. Edith s'offre à interroger le docteur. Malgré ses supplications, Daniel s'enferme dans la chambre voisine, afin d'épier leur entretien. (Ce vieux moyen de théâtre est bien suranné, bien artificiel. On écoute si mal derrière une porte !) Barthe arrive donc : il plaide en faveur de son cruel ennemi, il conjure Edith de le sauver en consentant à devenir sa compagne.
— C'est un rêveur, un sentimental ; il n'aimera qu'une femme, une seule ; il a soif de tendresse ;soyez son apaisement, sa guérison...
Elle tente de lui arracher des aveux. Mais ce ne sont encore que des demi-aveux...
— Le mari a su que sa femme m'aimait, que je l'aimais... il y a eu, entre nous, une scène... il s'est tué...
Daniel, ivre de vengeance, jaillit de sa cachette :
— Assassin ! assassin !
Il brandit son revolver, poursuit le docteur. Edith les
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sépare : « Si vous commettez cette lâcheté, je ne serai jamais votre femme ». Il tourne l'arme contre lui-même; Barthe la lui arrache des mains. Et c'est maintenant cet homme généreux, qui, las d'exciter tant de haine, médite de se tuer. A tout prix, Edith évitera un si grand malheur. Elle dit à Daniel, lui montrant son beau-père :
— S'il ne meurt pas, je suis à vous.
Et elle murmure, en levant les yeux vers le ciel :
— Je suis prête à tout souffrir pour qu'il vive.
Nous voici parvenus au point culminant, en même temps qu'au dénouement de la tragérie. Le docteur Barthe a résolu de se suicider. Et pourquoi?... Par scrupule.,. M. Trarieux s'efforce de dégager les mobiles de cette détermination. Pour les faire mieux saisir il nous livre — enfin ! — la clef du mystère, de ce mystère que, durant deux actes, nous avons vainement essayé de pénétrer. Dans un long récit, romantique et verbeux, Barthe expose à Edith les particularités de la mort de Philippe dOrcagne, le père de Daniel. Il était l'ami, l'hùte, l'élève de Philippe, et le plus timide, le plus chaste des adolescents. Uniquement absorbé par l'étude des sciences, il ignorait la femme et l'amour. Or, Dolorès conçut pour lui une passion fataleu Un jour qu'elle traversait le parc, « de blanc vêtue, une rose à la main », elle s'approcha du jeune homme savant et l'embrassa sur les lèvres. Philippe surprit ce baiser. Il vint trouver son disciple et, d'une voix tremblante, le questionna.
« — Est-ce la première fois? me demanda-t-il. « Oui, Philippe, je m'en vais. » Il me tendit les bras. Je pleurai sur son épaule. Je partis le lendemain. Elle voulait me rejoindre. Il se tua... »
Donc, Barthe est innocent. Exempt de toute faute et de toute souillure, il devrait marcher la tête haute. Pourtant il a des remords. Il se reproche d'avoir épousé Dolorès devenue libre, d'avoir joui des richesses qu'elle tenait de Philippe. C'est grâce à elles qu'il a pu travailler avec fruit, accomplir de beaux travaux, conquérir la
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gloire. 11 a d'ailleurs chèrement acheté cette aide matérielle, car Dolorès fut une épouse infidèle, vicieuse, exécrable qui (ajoute-t-il, dans son langage emphatique), se saoula de plaisir, de pleurs aussi, de sanfj peut-être... N'importe, cet argent, il a eu le tort d'en profiter; il a contracté une « dette ». Il l'acquittera.
— Daniel me déteste. Je suis debout sur sa route comme un arbre vénéneux. Il ne pourra s'épanouir qu'une fois l'arbre abattu. Je vais l'abattre. Je vais mourir,..
Voilà, sans doute, une conscience étrangement ombrageuse. Il se sacrifie, il assume la responsabilité du crime qu'il n'a pas commis, pour en décharger une femme indigne, pour la disculper aux yeux de son fils; il se déhonore par point d'honneur. Il y a de la grandeur dans cette immolation chevaleresque. Il ne se demande pas si elle sera efficace, s'il ne serait pas plus utile au faible et vacillant Daniel que sa tendresse vigilante et discrète continuât de la protéger, malgré lui et contre lui-même. Le devoir commande. Il obéit... Déjà il a préparé la fiole de poison qui le délivrera de la vie. Mais Edith intervient. Elle use d'un argument décisif.
— C'est vous (lue j'aime, dit-elle au docteur. Vous désirez que je sois la femme de Daniel. Je vous jure que, vous parti, je ne l'épouserai pas. Si vous vivez, je l'épouse.
Barthe se laisse convaincre. Et nous sommes surpris qu'un homme aussi délicat accepte une telle transaction, qu'il permette à cette jeune femme de payer, au prix de son bonheur, la dette par lui contractée. Il souscrit allègrement au malheur d'Edith, au martyre que lui impose une union sans amour; Tout à l'heure, il avait trop de scrupules. A présent, il n'en a plus assez. Son caractère s'écroule... Et celui de Daniel pareillement. Cet Hamlet intransigeant et farouche, dès qu'il a obtenu le consentement d'Edith, tombe dans les bras de son beau-père. Sa rancune, sa soif de représailles s'évanouissent. On ne conçoit pas qu'un tel ressentiment puisse si
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viles 'éteindre. Ses soupçons n'ont pas été dissipés, ni sa vengeance assouvie. Si le bonheur égoïste qu'il éprouve suffit à effacer les inquiétudes de sa piété filiale, nous avons eu bien tort — avouez-le — de les prendre au tragique. Nous sommes doublement déçus.
Les lacunes de cet ouvrage expliquent son médiocre succès. Il pèche par les défaillances de l'exécution. M. Trarieux na pas su développer une idée qui était belle, ni modeler puissamment des figures qui pouvaient être attachantes. C'est obscur, embarassé ; ça ne passe pas la rampe, ça ne sort pas. Des choses essentielles sont mal dites ou ne sont dites qu'à moitié. Les personnages se profilent lourdement. Le dialogue est tantôt déclamatoire, tantôt empreint d'une familiarité presque triviale, où l'on sent que l'auteur s'est abaissé par calcul, dans l'espérance de paraître « naturel ». Mais à travers ces défauts si regrettables, on discerne une vigueur de pensée peu commune, l'effort d"un mâle et probe écrivain. Cette mauvaise pièce est de quelqu'un, ^'ous verrez que tôt ou tard, M. Gabriel Trarieux fera son « chefd'œuvre ».
1" Février 1909,
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Odéon : Les Grands, pièce en quatre actes.
« Il nous a paru intéressant d'étudier les lycéens, des » caractères en formation, l'humanité qui ne se précise » pas, mais qui s'indique. Nous avons essayé de recons- » tituer la vie d'un grand établissement scolaire, dans » tous ses détails... » Ces lignes empruntées à l'un des auteurs de la nouvelle pièce de l'Odéon, les Grands, indiquent le dessein qu'ils ont poursuivi, et le côté original et piquant de leur ouvrage. 11 est instructif de le rapprocher du Réveil du Printemps de Wedekind, dont nous eûmes dernièrement la révélation. Le dramaturge allemand examinait les ravages que peut exercer dans de jeunes cœurs l'éclosion de l'amour, les accidents, les troubles qui en résultent... MM. Pierre Veber et Serge Basset nesesontpasplacésàunpointdevue si particulier ; ils ont fait œuvre de peintres plutôt que d'analystes et envisagé l'aspect extérieur plutôt que le côté intérieur de leur sujet. D'un crayon preste, vif, spirituel, ingénieux, ils ont croqué de pittoresques silhouettes de « potaches ». Il ne s'agit pas ici des petits moutards qui peuplent les classes inférieures de nos lycées, mais de ceux qui ont déjà de la barbe au menton, la merveilleuse assurance
de la dix-septième année, rhétoriciens, philosophes, hacheliersde demain, futurs normaliens ou saint-cyriens, adolescents tout près d'être des hommes.
L'action se déroule en province, entre les murs du collège, de la ville de Montbrun. Lheure des vacances a sonné. Une douzaine d'écoliers restent captifs, retenus au gîte par le labeur d'un examen difficile à préparer, ou par l'indifférence, l'égoïsme, la sévérité de parents sans entrailles. Ils travaillent dans les salles vides, jouent dans les préaux déserts. La discipline s'est relâchée... Circonstance excellente pour l'observateur. Cette liberté autorise un certain désordre et permet aux instincts, aux passions naissantes de nosjeunes drôlesde se manifester. Passonsles en revue, détachons de la galerie quelques portraits.
Voici Jean Brassier, le fort en thème, le phénix, l'élève irréprochable, à qui vont les prix, les exemptions, les témoignages d'estime et que l'on propose à ses condisciples comme un modèle. Fils d'un professeur blanchi sous le harnois, il continuera la dynastie. Il n'a point cette morgue que communique l'habitude du succès, ni la fatuité que développe, chez les jeunes gens doués d'un joli visage, la certitude de plaire. Il est modeste, laborieux, il est simple, il est charmant...
(M. Maupré imprime à ce personnage la plus aimable physionomie, une bonne grâce tendre qui le rend très sympathique au public.)
Antithèse... Voici Surot, le cancre, le méchant gars au regard sournois, à la bouche pincée, au teint blême, capable des pires vilenies, envieux de toute supériorité, enragé de sa laideur physique, de son infirmité intellectuelle, de la paresse où il se délecte et dont il souffre et qu'il n'a pas l'énergie de dompter. Il y a le cancre joyeux, bon enfant. Surot, est le cancre aigri, gonflé de fiel. C'est la chenille venimeuse qui rampe dans l'ombre, la punaise puante que l'on écrase d'un coup de talon. Il se sait haï ; il
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éprouve comme une ùcre volupté h justifier, à accroître cette haine.
(M. Antoine s'est dit judicieusement qu'il trouverait au Conservatoire des interprètes tout désignés pour des rôles de ce genre. Il y a embauché un lot de « jeunes gens » qui sont ravis d'essayer leurs forces dans' une vraie pièce, sur les planches d'un grand théâtre, et de s'entraîner en vue du prochain concours... Surot, le cancre, c'est M. Renoir, un comédien adroit, assoupli, déjà plein d'expérience. )
Voici Pierre Navalle... Un amour d'enfant, franc, sincère, loyal, dévoué, enthousiaste... Une tendre affection le lie à Jean Brassier ; pour lui il se ferait hacher en morceaux. C'est « à la vie à la mort ». Quand on attaque son copain il se jette sur l'assaillant et lui montre ses crocs de petit chien de garde, brave et fidèle. Avec cela, espiègle, gai, gentiment taquin et malicieux.
(Et vous pensez que la voix sonore, le nez drôlet, l'œil éveillé et narquois de M"'' Lutzi avaient là occasion de faire merveille...)
Voici Bezou, doté par les dieux d'un de ces estomacs paradoxaux qui sont le privilège de l'adolescence, gouffres insondables, tonneau des Danaïdes où coule incessamm ent le torrent des nourritures. Un jeune élève de Conservatoire, M. Stéphen, nous a comiquement présenté la bouche toujours masticante de ce goinfre...
Autour des écoliers, voici les maîtres : le pion Chamboulin, rustre mal dégrossi, auxsouliers de laboureur, aux mains noueuses ;Bron, l'économe cuistre, frotté de latin, sot, fleuri, solennel ; le portier Cincinnatus, friand de la bouteille... Et voici les « bons maîtres » qui ne sont point ridicules (MM. Veber et Basset ont voulu se montrer impartiaux) : le principal, M. Lormier, actif, éclairé, roi diligent, ferme et paternel de sonpetitpeuple ; M. Brassier, le professeur retraité, l'exemple des vertus universitaires et civiques...
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Tels sont les principaux acteurs de la troupe... Quelle pièce leur donnera-t-onà jouer? Une pièce aimable, sans prétention, échafaudée sur une intrigue facile; un drame ingénu dénoué en comédie... Et d'abord il faut une histoire d'amour. Le public l'exige. Jean Brassier est follement épris de M"'" Hélène Lormier, la jeune femme du principal. Nuit et jour, il soupire sous ses fenêtres la chanson de Fortunio. Mais Hélène n'a point l'humeur complaisante de Jacqueline ; elle est honnête, quoique sensible ; elle résiste aux tentations ; elle écoute la romance, elle éconduit le chanteur; etle voyant malheureux, elle se résout à le fuir, dans l'espérance qu'il l'oubliera et peut-être aussi pour se soustraire au péril, et se défendre contre sa propre faiblesse. La veille de son départ, profitant d'une absence de son mari, Jean s'introduit chez elle pour solliciter une parole de tendresse, avant l'adieu définitif... Le vilain Surot l'a suivi ; il l'épie afin de se procurer des armes contre ce camarade qu'il exècre. 11 se faufile derrière le bureau du principal; il le crochette, y cueille un billet de cinq cents francs, laisse tomber à dessein sur le. tapis le couteau dont il s'est servi pour forcer le tiroir. C'est le couteau de Jean. Son larcin accompli, il se sauve. Le portier accourt au bruit. Le vol est découvert. Jean, surpris en4ête à tête avec la « patronne », ne pourrait se blanchir qu'en livrant celle qu'il adore à la médisance; son couteau — pièce à conviction— l'accuse. Malgré les supplications d'Hélène, il s'avoue coupable.. Il essuie les reproches de son maître, la malédiction de son père, le silence outrageant de ses compagnons, lahonted'être traitépubliquementd'escroc. Mais au fond du cœur, il ressent une immense et fière joie ; il a agi en paladin, en galant homme, en homme.
Tout le monde le méprise, excepté la femme pour laquelle il s'est perdu. L'exaltation de ce sentiment chevaleresque est finement indiquée.
Alors l'innocence sera accablée ?La duplicité et l'hypocrisie triompheront? Vous ne le voudriez pas... non plus
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que MM. Veber et Basset. Ils n'auraient pas la barbarie de nous imposer un dénouement pessimiste. Tout s'arrange. C'est ce futé de Pierre Navaille qui découvrira le pot-aux-roses. Avec la subtilité d'un Sherlock Holmes en herbe, il tend à l'aiTreux Surotdes pièges où ce scélérat se laisse prendre. Il le confond, il réhabilite son ami. Il retrouve l'argent dérobé, le restitue. Jean, lavé de tout soupçon, a bien quelque peine à justifier sa présence nocturne chez le principal... Cette petite difficulté est habilement escamotée : les auteurs n'insistent pas. Et admirez leur imperturbable optimisme. Surot, lui-même semble accessible au repentir. 11 a finalement une attitude digne et correcte. Et quand le rideau tombe, nous nous en allons sur la consolante pensée que quelque jour il s'amendera.
Cette pièce ne renferme pas une profonde étude; elle effleure, en badinant, un sujet grave, la souffrance de l'amour dans une àme juvénile (vous verrez le parti qu'on en peut tirer, en le creusant, lorsque le Vieil Homme de M. de Porto-Riche nous sera enfin offert); elle constitue le plus agréable délassement. Je souhaite qu'elle amène à rOdéon le public familial, que les hardiesses de la production moderne eflarouchent, ce vastepublic si souvent embarrassé pour le choix d'un spectacle. Celui-ci a de quoi pleinement le contenter; il est plaisant, mouvementé et moral.