QUATRIÈME TABLEAU
Tout revient à sa place.
Ma foi! c'est peut-être tout ce qu'il y a d'original dans cette ineptie. Soyons indulgents en mémoire de feu le Royaume des femmes ou de la Reine Crinoline!
Un général Boum quelconque vient dans un village et enrégimente toutes les femmes pour composer le Rêgiynent vermeil, et nous en voilà pour deux heures et demie de marches, contremarches, exercices, etc. Tout cela ne serait trop rien encore si les femmes que l'on nous montrait étaient jolies. Mais elles sont affreuses, les malheureuses! A beaucoup il manque des dents; toutes ont un air minable et délabré qui jure avec la fraîcheur relative des costumes. Est-il donc impossible d'en trouver d'autres? Quant aux plaisanteries — presque incompréhensibles pour un étranger — elles sont, me dit-on, très salées.
L'actrice, qui mène cette... production, est assez jolie femme. Mais elle a une figure trop tragique pour ce genre de pièce, et ne se fait valoir qu'en travesti. La duègne est notablement insuffisante. Parmi les hommes, quelques-uns ont essayé de se faire des types. Quant aux (( quarante morceaux de musique », c'est une compilation d'airs français.
C'est dommage! Car la salle est coquette, avec son rideau représentant l'embouchure du Tage et la tour de Belem, et son plafond peint simulant une étoffe indienne tendue!
— Différentes troupes de plus ou moins de mérite et de divers genres, nous dit-on, ont défilé sur ce théâtre sans parvenir à obtenir un succès marqué.
Si l'on y joue souYeniàes Régiments vermeils, je le crois.