‹ Le théâtre (volume 2)Chapitre 185 sur 390 · PREMIER ÉCOLIER · texte numérisé non relu

PREMIER ÉCOLIER

L'amour de la sagesse.

LE COMTE

Ces deux pôles n'ont-ils pas un axe.

LE CHEVALIER

Sans doute, car autrement ils ne pourraient pas être des pôles ; cet axe passe par notre cœur quand nous sommes de vrais disciples de la sagesse, et Tunivers tourne autour de nous.

Dites-moi la devise du premier grade?

LE CHEVALIER

Fais pour les autres ce que tu désires qu'ils fassent pour toi.

LE COMTE

Expliquez-moi cette sentence.

LE CHEVALIER

Elle est claire; elle n'a besoin d'aucune explication.

LE COUTE

Bien : allez maintenant au jardin et fixez bien vos yeux sur rétoile polaire.

LE CHEVALIER

11 fait bien sombre, puissant maître ; à peine une faible étoile brille çà et là dans Tobscurité.

LE COMTE

Tant mieux. Déplorez votre désobéissance, votre légèreté,

S76 LE GRAND GOPHTE

votre frivolité : ce sont des nuages que dissipe la lumière céleste.

LB CHEVALIER

Il fait froid; il souffle un vent désagréable; nous sommes légèrement vêtus.

LE COMTE

Descendez, descendez. Un disciple de la sagesse doit-il se plaindre du froid? Vous devriez jeter vos vêtements avec transport; et les désirs ardents de votre cœur, la soif des connaissances secrètes devraient faire' fondre pour vous toutes les glaces et les neiges. Sortez ! sortez !

Le cbefaller et les antres sortent après s*étr« indioés.

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