SCÈNE IV LE œilTE, LE CHANOINE
LE COMTE
A votre tour, maintenant, chanoine. Une justice sévère vous attend. Je n'aurais pas cru cela de vous. L'élève auquel je tends la main plus qu'à tous les autres, que j'attire vers mon sein, à qui j'ai dévoilé déjà les mysfères du deuxième grade, soutient si mal une aussi faible épreuve! Les menaces de son maître, l'espérance de voir le Grand Cophte, rien n'a pu le décider à différer de quelques nuits son banquet. Fi! cela est-il mâle? Cela est-il sage? Les leçons du plus grand des mortels, la protection des esprits, la révélation de tous les secrets de la nature, une éternelle jeunesse, une santé toujours florissante, une force inébranlable, une impérissable beauté, tu brigues ces trésors, les plus grands que puisse posséder un mortel; et, pour les obtenir, tu ne peux pas renoncer à un souper!
LE CHAROIKB à genoux.
Tu m'as vu souvent à tes pieds; je^m'y jette encore. Pardonne-moi; ne m'enlève pas tes bonnes grâces. L'entraînement... l'occasion... l'égarement... je ne te désobéirai plus jamais. Ordonne, impose-moi la punition que tu jugeras convenable.