ACTE II
LE COMTB.
Soyez sans inquiétude, chère enfant; l'innocence n*a rien à
craindre. • , .
LA HIÈCB) avec une émotion extrême.
Je ne puis voir les esprits ! j'en mourrais !
LE COMTE, la flattant.
Prenez courage. Celte crainte même, cette humilité vous sied à ravir, et vous rend digne de paraître devant nos maîtres. Donnez-lui des encouragements, marquise*
La marquise parle tout bas aTec sa nièce. •LE MARQUIS.
Ne puis-je aussi être témoin de cette merveille?
LE COMTE
Cela n'est pas certain. Vous êtes encore moins préparé que ces dames. Vous vous êtes, pendant tout le temps, abstenu de nos assemblées.
LE MARQUIS
Pardonnez-moi, j'étais occupé.
LE COMTE
A vous parer, occupation que vous devriez abandonner aux femmes.
LE MARQUIS
Vous êtes sévère !
Pas si sévère; car je devrais exclure celui qui ne me donne pas d*espérance. Venez, venez; allons nous promener un quart d'heure; au moins faut-il que je vous examine et que je vous prépare. Adieu, mesdames, au revoir.
LA NIÈCE, arrêtant le comte.
Je vous supplie, je vous conjure !
LE COMTE
Encore une fois, mon enfant, reposez-vous sur moi; aucun danger ne vous memice, et vous trouverez les immortels disposés à la douceur, à la bienveillance. Marquise, donnez-lui une idée de nos réunions; instiuisez cette pure créature. Notre ami le chanoine n'aspire qu'à voir le Grand Cophte; ce désir lui tient beaucoup au cœur; je suis convaincu que
celte apparition fortiûera ses espérances. Il mérite d'être cun- 0. 26
soi LE GRAND GOPHTE.
tent, d'être heureux, et qaelle reconnaissance n'anrat-il pas pour vous, lorsque les esprits lui annonceront son bonheor par votre bouche! Adieu; venez, marquis...
LA lIlftCB, coarant mt les pas da comte.
Monsieur le comte, monsieur le comte...