‹ Le théâtre (volume 2)Chapitre 204 sur 390 · SCÈNE VI LA MARQUISE, LA NIËGE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI LA MARQUISE, LA NIËGE

Lorsque le comte et le marquis sont ^orli8, la nièce demeure debout aa fond du théâtre dan» raitiiude du désesnoir.

LA VARQCISE, sur le devant de la scène, à paît.

Je comprends ce signe ; je te remercie, comte, de me regarder comme égaie à toi. Le désir que tu as de m'étre utile ne doit pas tourner à ta perle. 11 remarque depuis longtemps que je berce le chanoine avec re>pérance de gagner pour loi la princesse. Il ne soupçonne rien de mon vaste plan, il croit tout cela concerté pour une simple duperie ; il peiKse maiotenaut à m*étre utile, parce qu'il a besoin de moi ; il me donne la faculté de tromper comme je voudrai le chanoine au moyen de ma nièce, et je ne le puis faire sans fortiOer la croyance qu'il a pour les esprits. Bien, comte ! voilà comme les forts d'esprit doivent s'entendre pour soumettre les faibles, les imbéciles. (Se retournant.) Pelite nièce, où étes-vous! ({ue faites- vous?

LA MIÈCE.

Je suis perdue !

Elle ayance d'un pas mal aasuré vers sa tante, et s*arrèl6 & moitié chemii*

LA MARQUISE

Remettez-vous, ma chère!

LA NIÈCE

Je ne puis voir, je ne verrai pas les esprits.

LA HARQUISE.

Chère enfant, laissez-moi ce soin. Je veux vous donner des conseils, vous soulager.

LA NIÈCE

Point de conseil; point de secours; sauvez-moi! sauvez

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