SCÈNE VI LA MARQUISE, LA NIËGE
Lorsque le comte et le marquis sont ^orli8, la nièce demeure debout aa fond du théâtre dan» raitiiude du désesnoir.
LA VARQCISE, sur le devant de la scène, à paît.
Je comprends ce signe ; je te remercie, comte, de me regarder comme égaie à toi. Le désir que tu as de m'étre utile ne doit pas tourner à ta perle. 11 remarque depuis longtemps que je berce le chanoine avec re>pérance de gagner pour loi la princesse. Il ne soupçonne rien de mon vaste plan, il croit tout cela concerté pour une simple duperie ; il peiKse maiotenaut à m*étre utile, parce qu'il a besoin de moi ; il me donne la faculté de tromper comme je voudrai le chanoine au moyen de ma nièce, et je ne le puis faire sans fortiOer la croyance qu'il a pour les esprits. Bien, comte ! voilà comme les forts d'esprit doivent s'entendre pour soumettre les faibles, les imbéciles. (Se retournant.) Pelite nièce, où étes-vous! ({ue faites- vous?
LA MIÈCE.
Je suis perdue !
Elle ayance d'un pas mal aasuré vers sa tante, et s*arrèl6 & moitié chemii*
LA MARQUISE
Remettez-vous, ma chère!
LA NIÈCE
Je ne puis voir, je ne verrai pas les esprits.
LA HARQUISE.
Chère enfant, laissez-moi ce soin. Je veux vous donner des conseils, vous soulager.
LA NIÈCE
Point de conseil; point de secours; sauvez-moi! sauvez