SCÈNE I U MAITRESSE DE LA COUR, LE SECRÉTAIRE
c LE SECRÉTAIRE.
Mérité-je que tu me rebutes, au moment où je t'apporte une nouvelle tant désirée? Ecoute d*abord ce que j'ai à te dire.
LA MAITRESSE DE LA COUR
Je sens bien ce que cela signifie. Âh! permets à mon œil d'éviter un regard trop connu, à mon oreille de se fermer à une voix trop écoutée , à ma volonté de fuir l'ascendant de l'homme qui , toujours à- mes côlés comme un spectre, agit sur moi par l'amour et par l'amitié d'une manière irrésistible.
LE SECRÉTAIRE
Lorsque, après une longue attente, je vide enfin à tes pieds la corne d'abondance du bonheur, et que Taurore^lu jour qui doit nous unir à jamais se lève solennellement à l'horiiony