SCÈNE IV
EUGÉNIE, pois Là MAITRESSE DE LA COUR, en dâhon.
' E0g£niE, tirant un portefeuille.
Et maintenant à mes tablettes, à mon crayon! Je veux vite écrire ce que j'ai composé si vite et de si bon cœur pour la fête du roi, pour cette fête pendant laquelle un mot de lui doit me donner une nouvelle naissance et me faire entrer dans
la vie. (Elle récite lentement, à mesure qu'elle écrit.) a Comme la
vie s'écoule ici avec douceur ! Maître des régions supérieures, ne veux-tu pas épargner la faiblesse d'une jeune novice? Je succombe éblouie par ta majesté. Hais, bientôt consolée, je relève les yeux vers toi, et me réjouis de me trouver au pied de Ion trône inébranlable; rejeton de ta race, je me réjouis de voir tous les rêves de mon enfance accomplis. Laisse donc se répandre la source de tes faveurs; un cœur fidèle s'arrête ici avec tant de plaisir ! tant de respect s'y mêle â tant d'amour! Tout mon être ne tient qu'à un fil délié; je sens comme un besoin irrésistible de me hâter de te rendre