‹ Le théâtre (volume 2)Chapitre 53 sur 390 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

SŒST.

* C'est qu'ils l'avaient chassé de la caisine, du cellier, de la diambre... du lit.

Ht rievt JETTEIU

TnesDDebéte.

BUTCK.

M, messieurs ! Est-ce au soldat à prêcher la paix ? — ïh bien ! puisque vous ne voulez pas entendre parler de nous, porteadonc votre propre santé, une santé bourgeoise.

JETTER

^oilà notre aiOfairel Sécurité et repos!

SŒST.

Orêre et libeTiél

BUTCK.

Brarol

Us tnnqaeai et répètent gaiement ces paroles, Tuu reprenant quand l*autre • fin/, de manière i former une sorte de canon. L'invalide écoute, et Gnit P» s'en mettre aassi.

TOUS

Sécorité et repos 1 Ordre et liberté î

LE PALAIS DE LA GOnYEBNAKTE.

IIARGDERITE DE PARME, en habits de chasse; CoURTISÀNS, Pàcis,

Domestiques.

MARGUERITE

%»mmandez la chasse, je ne sortirai pas aujourd'hui.

^^^^tlfachiavell de venir. (Tout le monde se retire). L'idée de

^^ aflreux événements ne me laisse aucun repos ! rien ne i^ut in'égayer, rien ne peut me distraire : ces images, ces ^Çwé/udes, sont toujours devant moi. Le roi ne manquera P^ de dire que ce sont les suites de ma bonté, de mon indul- ^<^nce; et ma conscience me dit pourtant que j'ai fait ce qu'il î^^ait de mieux à faire et de plus sage. Devais-je, à la pre- '^ére étincelle, souiQer la colère pour allumer un incendie :

72 EGMOXT.

j'espérais l'isoler, le faire s*éteindre lui-inême... Oqî, (ont ce que je me dis, tout ce que je sais me disculpe à mes propres yeux ; comment mon frère prendra-t-îl cela? Car, peut-oo le nier? Tarrogance des docteurs étrangers sVcroît de jour en jour : ils ont profané notre sanctuaire, perrerti le bon sens du peuple, soufflé sur lui mi esprit de Tcrtige .. d'impurs démons se sont mêlés aux rebelles; il s'est commis des excès dont ridée seule fiut frémir, et que je me vois obligée de transmettre en détail à la cour; en détail et en diligence, pour éviter que la voix publique ne me prévienne, et que le roi ne 8 imagine qu'on en tait plus qu'il n*y en a. Je ne vob aucun moyen ni violent, ni doux d'arrêter le mal. Ob! que sommesnous, princes et rois, sur la vague de l'humanité ? noos croyons la maîtriser, et elle nous ballotte en tous sens, nous pousse et nous repousse çà et là.

Entre MachiaTeU.

IIARGUERITE.

Les lettres au roi sont-elles rédigées?

HACHUVELL.

Dans une heure d'ici vous pourrez les signer.

MARGUERIflB.

Avez-vous fait le rapport assez explidle?

HACHIAVELL.

Explicite et circonstancié, comme le roi les aime. Je raconte d'abord comment leur fureur contre les images éclata à Saiiit-Omer ; comment une multitude en délire, poui^vue de bâtons, de haches, de marteaux, d'échelles, de cordes, et escortée d'un petit nombre d'hommes armés, se jette sur les chapelles, les monastères, les ^lises, expulse les fidèles, enfonce les portes, bouleverse tout, renverse les autels, brise les statues des saints, déchire les tableaux, disperse, écrase, foule aux pieds les choses sacrées. J'expose ensuite commeut cette troupe de bandits grossit à mesure qu'elle s'avance, et fait son entrée dans Ypres, qui lui ouvre ses perles; comment ils dépouillent la cathédrale avec une vitesse incroyable, et brûlent la bibliothèque de l'évéque ; comment une foule pro' digieuse de peuple, saisie du même délire, se déborde sur

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