‹ Le théâtre (volume 2)Chapitre 97 sur 390 · AL6E · texte numérisé non relu

AL6E

Ce qui est utile, je puis l'entendre comme lui.

FGMONT.

Je lui dirais : 11 est aisé à un berger de chasser devant lui tout un troupeau de moutons; le bœuf tire sa charme sans faire de résistance; mais le noble coursier que tu veux moAter, il te faut étudier son allure, consulter ses penchants, ne rien exiger de lui que de sage et que sagement. Hih bien! il en est de même du bourgeois qui aime ses vieilles coutumes et tient à être gouverné par ses compatriotes; pourquoi? parce qu'il sait alors par qui et comment il est comluit, et qu'il attend d'eux désintéressement et participation à son sort.

ALBE

Quoi ! le gouvernement n'aurait pas la farulté de réformer ces vieilles coutimies? ce ne serait pas sa plus bel'e prérogative? Esf-il eu ce monde quelque chose d'imniu;«ble? et une organisittion politique surtout peut-elle être immuable'? Les rapports tl'lmmme à homme ne doivent-ils pas changer a?ec les temps, et une vieille constitution devenir, à cause de cela, une source de maux sans nombre, parce qu'elle ne répond pas aux besoins actuels du peuple? J'ai bien peur que ces antiques droits ne plaisent justement par les moyens d'évasion grâce auxquels le puissant, l'habile peut, au péril du peuple, au péril de tous, se cacher et braver le glaive de la justice.

EGHONT.

Et ces réformes arbitraires, ces usurpations illimitées du pouvoir suprême, qu'annoncent -elles, sinon qu^m senl bomme veut faire ce que ne doivent pas faire des milliers

Page 1