‹ Le théâtreChapitre 7 sur 95 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

ponds à aucune observation, je ne repousse aucun conseil, je ne refuse aucun éloge; je vis à côté de la discussion particulière, je complète la théorie par un exemple pratique, et j'étudie non pas un monument spécial, mais bien des questions générales, qui peuvent s'appliquer à tous les théâtres.

Néanmoins il est évident que si le nouvel Opéra sert parfois de point de comparaison dans le cours de ces pages, cela m'amènera à parler sinon de moi, au moins de mon travail. Il faudra bien excuser ces lignes qui auront l'apparence d'un intérêt personnel et ne pas repousser les idées émises parce qu'elles paraîtront être celles du moi, que l'on blâme plutôt par habitude que par. raison. En somme le moi n'est pas si haïssable qu'on veut bien le dire, et, à tout prendre, je préfère le moi bien net et bien franc au moi déguisé de plus d'un écrivain. Dans les questions de sciences, de théories, c'est la personnalité qui donne souvent la mesure de la valeur qu'il leur faut accorder, c'est la personnalité qui passionne les esprits, et si un orateur parle, si un penseur écrit, les écrits ou les paroles acquièrent de la puissance ou perdent de la force, suivant l'individualité de leurs auteurs. Je me soumets à cette chance, mais je ne recule pas devant elle ; ce sont mes idées que je développe, ce ne sont pas celles des autres, et, responsable de ma pensée, je ne me dérobe pas à cette responsabilité.

Pour compléter ce que je voulais dire sur les théâtres, j'avais eu l'intention de donner un historique de la construction de ces édifices, depuis leur origine jusqu'à nos jours; j'ai craint un instant que les documents ne me manquassent pour ce travail ; mais en les recherchant ils sont devenus si nombreux, que j'ai

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