‹ Le théâtre complet de WagnerChapitre 114 sur 166 · SCÈNE III Siegmund et Sieglinde · texte numérisé non relu

SCÈNE III Siegmund et Sieglinde

Sieglinde arrive affolée, suivie de son amant qui la force à s'arrêter. Elle le regarde avec le ravissement de la passion se jette dans ses bras et puis s'en arrache, prise d'un effroi subit.

« Laisse-moi, quitte-moi, mon baiser t'a souillé, je

n'appelle que la foudre, si le ciel me veut exaucer. A ton regard, mon cœur a tressailli d'amour ; dans tes bras j'ai connu l'ardente volupté, moi, salie des baisers sans amour d'un époux détesté, moi l'esclave d'Hunding. Je suis impure près de toi, laisse-moi à mon opprobre. »

Hunding vienne : Siegmund lavera l'outrage dans le sang.

Elle évoque la meute d'Hunding lâchée à leur poursuite.

« — 0 mon Siegmund, laisse-moi me cacher dans tes bras.

« — Laisse-moi sur ton sein. »

A ce moment, on entend la trompe de Hunding. Elle voit les dogues enfonçant leurs crocs dans la chair de Siegmund et s'évanouit d'effroi.

Il la laisse glisser, s'assied, et Sieglinde se trouve reposer entre ses genoux ; il la regarde ainsi avec tendresse.

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