SCÈNE II
(L'aube et puis plein jour.)
Siegfried armé, Brunnhilde conduisant son cheval
Grane.
« — Suis ton destin héroïque : je t'ai dit le secret des runes. »
Siegfried n'a rien compris sinon qu'il est aimé et qu'il aime, il a pris à son doigt la bague d'Albérich et la tend à Brunnhilde en gage sacré de sa foi. La Walkyrie ravie passe l'anneau à son doigt ; elle donne son coursier en échange.
a — Je ne suis que ton bras.
« — Puissé-je être ton âme. Disjoints, qui nous sépare? Absents, nous sommes unis.
« — Gloire à Brunnhilde.
« — Gloire à Siegfried.
« — Gloire à notre amour.
« — Gloire à toi, flamme vivante.
« — Gloire à toi, astre de beauté. »
Siegfried disparait et la Walkyrie le suit du regard.
On appelle le « Voyage », ce fragment qui exprime le départ de Siegfried à la queste d'aventures, et sa traversée du Rhin pour arriver chez Gunther, au palais des Guibigh.