‹ Le théâtre complet de WagnerChapitre 135 sur 166 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

(L'aube et puis plein jour.)

Siegfried armé, Brunnhilde conduisant son cheval

Grane.

« — Suis ton destin héroïque : je t'ai dit le secret des runes. »

Siegfried n'a rien compris sinon qu'il est aimé et qu'il aime, il a pris à son doigt la bague d'Albérich et la tend à Brunnhilde en gage sacré de sa foi. La Walkyrie ravie passe l'anneau à son doigt ; elle donne son coursier en échange.

a — Je ne suis que ton bras.

« — Puissé-je être ton âme. Disjoints, qui nous sépare? Absents, nous sommes unis.

« — Gloire à Brunnhilde.

« — Gloire à Siegfried.

« — Gloire à notre amour.

« — Gloire à toi, flamme vivante.

« — Gloire à toi, astre de beauté. »

Siegfried disparait et la Walkyrie le suit du regard.

On appelle le « Voyage », ce fragment qui exprime le départ de Siegfried à la queste d'aventures, et sa traversée du Rhin pour arriver chez Gunther, au palais des Guibigh.

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