‹ Le théâtre complet de WagnerChapitre 137 sur 166 · SCÈNE III Les Précédents, Siegfried · texte numérisé non relu

SCÈNE III Les Précédents, Siegfried

Siegfried aborde, s'appuye sur son cheval et salue Gunther. « Luttons ensemble ou devenons amis. — Sois le bienvenu dit Gunther ; tout ici est à toi. — Moi, dit Siegfried, je n'ai rien que mon corps, à vivre je l'use sans souci, mon glaive que j'ai forgé est ton ami.

« — Tu es maître de l'or des Nibelungs.

« — Il est resté dans l'antre. Je n'ai pris que l'armet.

« — Et l'anneau ?

« — Il est aux mains d'une femme. »

Gutrune porte une corne pleine à Siegfried, il boit à Brunnhilde. Sitôt après, il regarde passionnément Gutrune : il lui prend la main. Elle se dérobe, comme

indigne du héros, qui la suit d'un œil passionné.

On appelle le « Voyage », ce fragment qui exprime le départ de Siegfried à la queste d'aventures, et sa traversée du Rhin pour arriver chez Gunther, au palais des Guibigh.

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