‹ Le théâtre complet de WagnerChapitre 138 sur 166 · ACTE i · texte numérisé non relu

ACTE i

(Au burg des Guibighs sur le Rhin, salle ouverte sur la berge. Gunther et Gutrune assis devant une table, Hagen de l'autre côté,)

Gunther, Gutrune, Hagen,

« — Gunther, des Guibighs est-il digne? « — Dame Crimhild m'apprit à l'envier.

« — Quoique je sois l'aîné, Hagen tu as la sagesse. « — Il te manque, Gunther, une femme; Gutrune, un mari.

« — Je connais une femme unique gardée par des flammes; Siegfried seul, fils de Welse,lapeut approcher : voilà le mari à souhait pour Gutrune ! Son renom sans pareil il l'a conquis en tuant le dragon qui gardait l'or.

« — Cet or a une étrange vertu, dit Gunther.

« — Il donne la toute-puissance, Les nains sont soumis à Siegfried, et lui seul peut avoir la Walkyrie.»

Gunther s'énerve, va et vient et reproche à Hagen de les troubler d'ambitions impossibles.

« — Siegfried pourrait t'amener Brunnhilde, s'il s'éprenait de Gutrune. »

Celle-ci né se flatte pas de plaire à un tel héros, mais Hagen possède un philtre : si on boit le breuvage mal gique, on oublie tout lien d'amour.

« — Gloire à Crimhild qui me donna un tel frère, mais où trouver Siegfried ?

« — Sa rage de hauts faits l'amènera un jour. »

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