SCÈNE IV
Tristan {seul).
Maintenant il salue le soleil. Cours impétueux du sang, ivresse de l'âme, volupté sans bornes, jubilation délirante, comment vous supporter ainsi étendu sur cette couche ! Tristan, dans l'énergie de la joie, s'est arraché aux étreintes de la mort : sanglant et blessé, il combat, tit Morod ; sanglant et blessé, il court au-devant d'Iseult. Que le monde s'évanouisse au gré de son impatience, il s'est levé tout à fait et s'élance. Du dehors, la voix d'Iseult crie : « Bien-aimé ! »
Le flambeau s'éteint ! à elle, à elle.