‹ Le théâtre complet de WagnerChapitre 89 sur 166 · SCÈNE II Sachs, David · texte numérisé non relu

SCÈNE II Sachs, David

David paraît et tire d'un panier des fleurs, des rubans,

un gâteau ; à un mouvement de Sachs, il cache Ses provisions; il raconte son amour pour Madeleine, sans que le poète l'écoute. Sachs ferme Fin -folio; au bruit, David tombe à genoux.

Des fleurs, c'est la Saint-Jean.

« Dis-moi la chanson delà fête. »

Il entonne sur le thème de la sérénade et se reprend ; puisque c'est la fête du maître, il offre ses fleurs et sa saucisse : Sachs lui annonce qu'il sera son héraut au concours et l'envoie se parer.

— Rien, rien que l'aveugle destin. A travers l'histoire, la force toujours domine et arme les hommes entre eux. Est-il, au pays germanique, une cité plus pacifique que Nuremberg?

Eh bien ! hier soir, un homme, pour sauver une jeune fille, effleure le fil mystérieux qui tient le genre humain, et sitôt le peuple se rue et se bat au hasard. Qui nous joua le tour : un kobold amoureux d'une fée, un ver luisant ardent d'amour, un papillon sous la feuillée, ou le parfum de mon jasmin.

Voici Saint-Jean , voici le jour béni , faisons deux heureux, si le destin veut m'aider.

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