SCÈNE IV Sachs, Eva en brillante toilette
Ses souliers lui font mal. Ils la serrent et ils sont trop larges. Sachs feint de ne pas comprendre. Entre Walther ; Sachs prend le soulier de la jeune fille, ce qui la force à ne pas bouger. Walther compose alors son troisième couplet.
« Mais quelle fée réalise mon rêve ?
« Serais-je encore en paradis, et n'est-ce pas Eve en personne qui éblouit mes yetix ? Est-ce la vierge du Parnasse, la muse de mon rêve, qui m'apporte à la fois le myrthe et le laurier ?
« Non ce n'est pas une apparition vaine.
« Je vois celle qui engagea mon cœur.
« L'idéal rêvé se réalise en elle ; c'est la femme et la muse, c'est mon double rêve d'amour. »
Eva éclate en sanglots, se laisse aller sur la poitrine de Sachs, qui se dégage. Eva glisse sur l'épaule de Walther.
« — Oh! Sachs, c'est toi qui éveilla mon jeune esprit : c'est toi que j'aurais choisi, mais l'amour a élu unautre.»
« — On m'a conté l'histoire de Tristan et d'Iseult. Je ne veux pas être un nouveau roi Marke.
« Voici Madeleine et David, qu'il soit parrain du poème, je lui donne ce titre « le Rêve prophétique » .
TABLEAU
(Une prairie au bord de la Pegnitz;au fond, Nuremberg. Des bateaux pavoisés amènent les corporations ; une estrade est dressée. Les écoliers des maîtres font l'office de hérauts.)