‹ Le théâtre complet de WagnerChapitre 92 sur 166 · SCÈNE IV Sachs, Eva en brillante toilette · texte numérisé non relu

SCÈNE IV Sachs, Eva en brillante toilette

Ses souliers lui font mal. Ils la serrent et ils sont trop larges. Sachs feint de ne pas comprendre. Entre Walther ; Sachs prend le soulier de la jeune fille, ce qui la force à ne pas bouger. Walther compose alors son troisième couplet.

« Mais quelle fée réalise mon rêve ?

« Serais-je encore en paradis, et n'est-ce pas Eve en personne qui éblouit mes yetix ? Est-ce la vierge du Parnasse, la muse de mon rêve, qui m'apporte à la fois le myrthe et le laurier ?

« Non ce n'est pas une apparition vaine.

« Je vois celle qui engagea mon cœur.

« L'idéal rêvé se réalise en elle ; c'est la femme et la muse, c'est mon double rêve d'amour. »

Eva éclate en sanglots, se laisse aller sur la poitrine de Sachs, qui se dégage. Eva glisse sur l'épaule de Walther.

« — Oh! Sachs, c'est toi qui éveilla mon jeune esprit : c'est toi que j'aurais choisi, mais l'amour a élu unautre.»

« — On m'a conté l'histoire de Tristan et d'Iseult. Je ne veux pas être un nouveau roi Marke.

« Voici Madeleine et David, qu'il soit parrain du poème, je lui donne ce titre « le Rêve prophétique » .

TABLEAU

(Une prairie au bord de la Pegnitz;au fond, Nuremberg. Des bateaux pavoisés amènent les corporations ; une estrade est dressée. Les écoliers des maîtres font l'office de hérauts.)

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