SCENE II
NOVRRIGE, SIDERE.
NOVRRICE.
g^ /^\Ve ces profonds souspirs, que ces larmes perdues, I iQue ces plaintes en l'air stériles espanduës, ^"ViCommencent a lasser mon oreille & mes yeux,
98 Commencent d'acquérir vn tiltre vicieux; Obtenez dessur vous la plus rare victoire En l'oubly d'vn ingrat, qu'homme ie ne puis croire, 2 Que Borée engendra des Rochers Caspiens, Qui passe en cruauté les Tygres Lybiens, Plus digne des faneurs d'vne Louue brutale, A Que de vous captiuer sous la torche iugale, Trop belle, trop pudique, & parfaite pour luy, Sur qui iamais Phœbus que funeste n'a luy.