QUATRIÈME PARTIE
Opuscules erotiques.
Dialogue erotique en seize couplets, sur l'air de Myrza, avec une pantomime voluptueuse.
A Paphos. L'an 4ooo du règne de l'amour.
Le seul titre de ces pièces suffit à révéler leur obscénité ; le langage y est d'une crudité insurpassable, les jeux de scène ne laissent rien à désirer : la sodomie, l'onanisme, la flagellation, voire même les pratiques de Tamour normal s'étalent à nu sous les yeux des spectateurs. Ce serait sans doute pousser trop loin notre indiscrétion que de découper dans l'ouvrage de G. Capon et R. Yve-Plessis les analyses de toutes les pièces inscrites à la nomenclature. Mais nous ne résistons pas au plaisir d'enregistrer l'affirmation de Delisle de Sales au sujet de la représentation de ce répertoire.
« Toute l'antiquité, écrit-il dans sa préface, a retenti des dialogues d'un amour plus que libre qu'avait composés Eléphantis, et dont les dernières copies ont été probablement brûlées, lors de l'incendie de la bibliothèque de Ptolémée. Des peintres de renom avaient joint à ces ouvrages licencieux des dessins qui représentaient l'amour sans voile dans toutes les attitudes que l'imagination la plus hardie avait pu suggérer... »
C'est une pareille tradition qui a pu faire naître dans les âges modernes les Entretiens d'Aloysia et les Sonnets de l'Arétin
Un prince étranger, homme très aimable, mais un peu blasé sur