SCÈNE II
DILAZAL, ABUBEF, AZINA, VAZIPOURS
DILAZAL, à part.
0 ciel ! me voir traiter comme un Colin tampon !
ABUBEF, à ses femmes.
Mes chaussettes? mes bas?
DILAZAL, à part.
La fureur me boursouffle.
ABUBEF, à ses femmes.
Mon pet-en-l'air, cherchez ma seconde pantoufle.
(Au prince Dilazal.) J'ai soupe, j'en conviens, avec votre rival ; Mais vous ne devez pas m'en vouloir aucun mal : C'est pour mieux dég^uiser à ce roi si barbare Le coup que ma fureur aujourd'hui lui prépare; Tu verras en ce jour l'effet de mes projets, Tu verras contre lui s'armer tous ses sujets ; Ta naissance, pour eux, cesse d'être un mystère. Et tu vas remonter au trône de ton père.
DILAZAL
Et pour mieux dég^uiser vos desseins et vos pas,
Vous souffrez tous ses soins, madame, entre deux draps.
Qu'il se serve de vous, comme d'un cheval barbe.
ABUBEF
Vous osez soutenir à mon nez, à ma barbe, Que ce monstre est venu pondre dans votre nid? Ah! j'atteste le ciel!... '
DILAZAL, ironiquement.
Le ciel de votre lit.