SCÈNE PREMIÈRE
SIARTON, seule, marchant à grands pas.
Que le jour coule lentement !
Je cours, je vais, je viens, je lang-uis dans l'attente
De cette nuit douce et charmante
Qui doit m'unir à mon amant.
Transports voluptueux que Vénus fait éclore, Tendres emportements, amoureuse lang-ueur.
Venez en foule dans mon cœur ; Augmentez les plaisirs de l'objet que j'adore,
Dans ces délicieux moments A mes brûlants désirs que ses efforts répondent
Et que dans mille embrassements
Nos âmes, nos corps se confondent.