‹ Le Théâtre d'amour au 18e sìecle. Introd. et notesChapitre 87 sur 99 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

SIARTON, seule, marchant à grands pas.

Que le jour coule lentement !

Je cours, je vais, je viens, je lang-uis dans l'attente

De cette nuit douce et charmante

Qui doit m'unir à mon amant.

Transports voluptueux que Vénus fait éclore, Tendres emportements, amoureuse lang-ueur.

Venez en foule dans mon cœur ; Augmentez les plaisirs de l'objet que j'adore,

Dans ces délicieux moments A mes brûlants désirs que ses efforts répondent

Et que dans mille embrassements

Nos âmes, nos corps se confondent.

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