SCÈNE IV
CLARA, MIRUULA MIKOULA s'approche à petits pas et tire une lettre de sa veste.
Voici une lettre pour madame la comtesse.
CLARA, la prenant.
Ah ! de l'Archiduc! Il n'y en a pas d'antre?
MIKOULA
Non, baryna.
CLARA, à part.
Voilà trois mois que Stéphane n'écrit plus. Serait-il mort? — Non, je le saurais. Il m'oublie donc ! — Tant mieux, après tout. Voyons ce que
dit l'Archiduc. Elle parcourt la lettre du rej,Mnl.) ToujOUTS
la même antienne... le théâtre... le mariage morganatique... Et pas un mot de Stéphane!... Je n'aurai donc pas même un dernier adieu de lui!...
(Elle niarcho avec impatience dans la chambre, i Cet ArchiduC CSt
insupportable ! Je vais lui répondre sur le
cham^l. ^EUe jette la lettre au feu. s'assied au fruéridon et trace quelques lignes à la hâte.) « Nc pCUSCZ pluS à moi. Je
« suis morte pour le théàire et pour vous tous. Je
« n'aime que Fédro, c'est mon destin, et je le suivrai
« jusqu'au bout du monde. — Nous partons dans
« huit jours pour le Caucase. — Adieu. » (Eiie ferme la
lettre et la remet à Mikouia.) Fais partir Cette lettre surle-champ et introduis la princesse.
(Mikoula sort.)