‹ Le théâtre de la MonnaieChapitre 4 sur 149 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Si Von ni estime coupable, les criminels sont inviolables près de V autel des dieux : je me réfugie sous votre patronage, mon cher Monsieur Délitasse; vous ne me refuserez pas un asile que vous m avez si cordialement offert.

Agréez les remerciements et le respect de celui qui vous porte un cœur filial.

Jacques ISNARDON.

Bruxelles, ier Septembre 1889.

P^ÉBA@E

C'est une chose assez singulière qu'après une existence presque deux fois séculaire, un théâtre aussi important, aussi intéressant, aussi vivant et aussi brillant que celui de la Monnaie, de Bruxelles, n'ait pas jusqu'à ce jour trouvé d'historien. Dieu sait cependant si la mode est au théâtre, et si, aujourd'hui surtout, on s'en occupe plus que jamais! Critiques et chroniqueurs, écrivains sérieux ou légers, philosophes chagrins, annalistes scrupuleux, tous ont chaque jour la plume à la main pour retracer, analyser, enregistrer, commenter, envisager à leur point de vue non seulement les hauts faits, mais jusqu'aux plus menus incidents qui se produisent quotidiennement dans ces établissements artistiques auxquels la civilisation actuelle fait une si grande place et donne une si grande importance. De tous côtés, en France, en Italie, en Allemagne, en Angleterre, on s'occupe des théâtres et de leur histoire, on cherche, en ce qui les concerne, à percer les voiles

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