De l'orchestre supprimeras Les neuf dixièmes seulement
5. Quand nous huons, tu paraîtras Et nous salueras humblement.
6. Faute de quoi déguerpiras, Dans la huitaine, lestement. (3)
La campagne se termina par de nouvelles représentations de Talma.
(1) Cazot.
(2) Desfossés,
(3) La Sentinelle, 1824.
31 juillet, « spectacle hollandais » sous la direction de Majofski; — 21 octobre, début de Julien dans l'emploi d'Elleviou; — du 5 novembre, représentations de Derivis, première basse-taille de l'Opéra de Paris ; — 26 novembre, concert de Chrétien Rummel, pianiste et maître de chapelle du duc de Nassau; — 21 décembre, concert d'Aline Bertrand, harpiste; — 19 janvier, Mlle Megrini, du théâtre français de Londres, la Coquette corrigée.
Comédie et Tragédie.
Acteurs.
Charles Ricquier, premier rôle.
Folleville, père noble.
Bouchez, fort jeune premier.
Lemoigne, jeune premier.
Duval, financiers.
Bosselet, troisièmes rôles.
Falberg, père noble.
Stocklet, premier comique.
Linsel, \
Perceval, > seconds comiques.
Juillet, /
Cauvin, second père.
Alphonse, troisième amoureux.
Dupuis, rôles de convenance.
Duchateau,
Brems,
Béguin,
Actrices.
Mesdames et Mesdemoiselles :
Charles Ricquier, premier rôle.
Elisa Wenzel, jeune première.
Lemoigne, deuxième amoureuse.
Roussellois, caractères.
Mandelli, mère noble.
Suzanne Ladre, première soubrette.
Negrini, jeune soubrette.
Margery, ) ....
utilités.
Aglae,
Opéra.
Chanteurs.
Messieurs
Lafeuillade,
Desfossés,
Delos,
Edouard,
Fouchet,
Jannin,
Batiste,
Chollet,
Eugène (Ordinaire),
Eugène Dessessarts,
Perceval,
hautes-contre.
> baryt
ons et concordans.
premières bassestailles.
Juillet, Linsel, Falberg, Alphonse, Leroux, /
Dupuis, coryphée.
ténors, hautes-contre comiques.
deuxièmes et troisièmes basses-tailles.
Chanteuses.
Mesdames et Mesdemoiselles
Lemesle, )
„ > premiers dessus.
Cazot, )
Langlade,
Delos,
Negrini,
Josse,
Roussellois, première duègne
Mandelli, seconde duègne.
Vignon,
Jeault,
Aglaé,
Margery,
premiers et seconds dessus, seconds dessus.
coryphées.
6 basses-tailles, dessus.
Chœurs.
6 hautes-contre. — 4 tailles. — 6 premiers dessus. — 6 seconds
!o8 Le Théâtre de la (Monnaie. — 1823-30.
Ballet.
Danseurs. Danseuses.
Messieurs : Mesdames et Mesdemoiselles :
Petipa, maître de ballets et premier danseur. Lesueur, première danseuse et première
Benoni, premier danseur. mime.
Poulou, second danseur. Adeline, première danseuse.
Stroyhaver, troisième danseur. Benoni, seconde danseuse.
Laurençon, l danseurs comiques. 5*"™' 1N } troisièmes danseuses.
Calais, ) n Bartholomin, 1
Bartholomin, ) . Margery, mime.
> mimes.
Gouriet, )
Seize figurants. Seize figurantes. Huit enfants. Six élèves.
Orchestre.
MM. Ch. HANSSENS, maître de musique.
Dewindt, sous-chef.
8 premiers violons. — 8 seconds violons. — - 3 altos. — 6 violoncelles. — 3 contrebasses. — 2 basso7is. — 3 flûtes. — 2 hautbois. — 2 clarinettes. — 2 cors. — 2 trompettes. — 1 timbalier.
Ouverture, le 21 avril, par les Plaideurs sans procès, comédie d'Etienne, et les Deux fournées, opéra de Chérubin i.
On a remarqué le nom de Ch. Hanssens à la place du chef d'orchestre Borremans. Celui-ci était depuis longtemps le sujet de plaintes nombreuses, et les journalistes même l'attaquaient pour sa mollesse au pupitre et le manque d'autorité dont il faisait preuve à l'égard de son personnel. Enfin, le directeur céda devant l'opinion
21 avril, début de MUe Megrini, dans Angelina des Deux journées ; — 26 avril, Fouchet. Biaise et Babet ; la Fête du village voisin; — 27 avril, Mlle Mandelli, Arsinoé du Misanthrope; — 10 mai, M1,e Suzanne, soubrette, Tartufe, les Rivaux d'eux-mêmes ; — 17 mai, Mllc Jamet, Lisette de la Fausse Magie ; — 30 mai, Falberg, deuxième basse-taille, la Caravane du Caire; — ier juin, nouveau concert de Mlle Aline Bertrand, harpiste; — du 14 juin, six représentations d'EIisa Verneuil, de TOdéon, ancienne pensionnaire de la Comédie-Française; — 17 et 19 juin, la troupe hollandaise de Majofski ; — 31 août, concert vocal et instrumental : M. Charles, Mme Amélie Schultz, chanteurs du Théâtre de la Cour à Vienne, et Jérôme Payer, maître de chapelle du Théâtre Allemand d'Amsterdam, inventeur d'un nouvel instrument: le Physharmonica; — 17 septembre, Philippe, du Vaudeville, de Paris : Monsieur Sans-Gêne et Monsieur Champagne; — le 19, la famille royale et le Roi de Prusse viennent voir jouer ces deux pièces; — 3 octobre, concert de Mlle Camille Moke, pianiste, devenue la célèbre Pleyel ; — du 10 novembre, six représentations de Nourrit, de l'Opéra ; — 14 mars, Mllc Suzanne, nouvellement engagée, joue dans le Dépit Amoureux, et part le lendemain sans souci de sa signature ; — 17 mars, Elisa Wenzel, malade, joue pour la dernière fois, le Vieux célibataire ; — 29 mars, Victorine Chaussât, Tartufe; — 4 avril, Mllc Boisset, qui devait succéder à Wenzel, joue l'Fcole des Vieillards — chute.
publique, et s'occupa de le remplacer. Charles Borremans, né à Bruxelles, le 25 avril 1769, mourut dune fluxion de poitrine, le 17 juillet 1827, après avoir passé quarante-cinq années à la Monnaie, soit comme acteur, soit comme chef d'orchestre.
Son successeur venait de Gand, où il était né. Charles-Louis- Joseph Hanssens, connu sous le nom de Hanssens aîné, avait fait ses premières études musicales avec Wauthier, premier violon du Grand-Opéra. Il se rendit ensuite à Paris pour prendre des leçons avec le célèbre Berton. En 1803, il suit M"e Fleury clans une tournée; puis, dirige l'orchestre à Anvers et à Gand, où il fut môme directeur. Enfin, il arrive à Bruxelles. Il y mourut d'apoplexie, le 6 mai 1852, laissant les manuscrits de plusieurs opéras.
Le premier soin d'Hanssens fut de reconstituer l'orchestre, portant à quarante-quatre le nombre des musiciens. Il rivalisait ainsi avec les théâtres de Paris.
Lafeuillade, qui figure deins le tableau de la troupe, ne se rendit pas à son engagement. Il fut condamné à des dommages-intérêts, arrêté à Paris, et enfermé à Sainte-Pélagie. Mais l'administration de l'Opéra-Comique l'en fit sortir le lendemain, en lui avançant une somme de 10,000 francs.
Chollet, qui chantait l'emploi de baryton, débute le 4 mai clans le Petit Chaperon rouge. Il avait commencé par être choriste à l'Opéra, au Théâtre Italien et au Théâtre Feydeau. En 181 8, il s'engage dans une troupe de province, d'où il arrive à Bruxelles. Après son séjour à la Monnaie, il change d'emploi, et débute avec éclat à l'Opéra-Comique comme ténor. C'est son passage sur la première scène belge qui décide de sa carrière.
Jean-Baptiste-Marie Chollet, le créateur de Zamfta, de Fra-Diavolo, de Lestocq, de V Eclair, et de tant d'autres opéras fameux, vit encore au milieu des siens, comme il vit toujours dans le souvenir de ceux qui l'ont entendu. Né à Paris, le 20 mai 1798, il a atteint aujourd'hui sa 91e année.
Bruxelles eut encore une primeur : celle de Bélisaire, tragédie en 5 actes, de Jouy, qui avait été reçue, étudiée, répétée même au Théâtre-Français, puis abandonnée. Talma vint la faire connaître au public bruxellois, le 9 mai, et son succès en décida la représentation à Paris.
Signalons, en passant, deux nouveaux ballets de l'infatigable Petipa : Le Page inconstant, 3 actes, musique de Snel (27 juin), Monsieur de Pourceaugnac, des mêmes auteurs (5 février).
Le 9 juillet, spectacle-gala en l'honneur de la princesse Louise de Prusse et du prince Frédéric des Pays-Bas, nouvellement mariés.
... A 7 heures, la Famille royale est arrivée... La toile s'est levée aussitôt. Tous nos artistes de l'Opéra, sans exception, ont chanté une cantate en l'honneur des illustres époux. Les paroles sont d'un anonyme, et la musique est de notre chef d'orchestre, M. Hanssens. Nous ne dirons rien des paroles ; nous ne dirons que peu de chose de la musique. Elle nous a paru un peu pâle, décolorée et dénuée de cet enthousiasme qui caractérise le véritable artiste, et que la circonstance aurait dû faire naître dans l'âme du compositeur... Le petit divertissement qui a terminé le spectacle de samedi a dû faire plaisir à LL. AA. RR. Le 5 juillet, c'est le titre de l'ouvrage, représente leur entrée dans Bruxelles et la réception brillante qu'ils ont reçue des Bruxellois. C'étaient des soldats et des villageois, les uns faisant des évolutions militaires, les autres dansant au son des fanfares, et puis une voiture très élégante, entourée de jeunes amours et conduisant les illustres époux, et puis encore des danses et des évolutions, et, pour terminer la fête, un autre amour, s'élevant dans les airs, planant sur le théâtre, et offrant une couronne à l'hyménée auguste qui vient de se former sous les plus brillants et les plus heureux auspices. Il e^t inutile d'ajouter que toute cette pompe théâtrale, militaire et même villageoise, si l'on peut s'exprimer ainsi, a excité le plus vif enthousiasme. Ce divertissement est de M. Petipa. La musique a fait plaisir ; elle est de MM. Snel et Hanssens jeune.
Le prince Frédéric fit donner un spectacle gratuit, le 14 juillet, en matinée. La représentation, qui commença à 2 heures, comprenait : Le Nouveau Diable à quatre, opéra de Solié et le Cinq juillet, ballet.
Décidément, le baron de Peellaert devenait un véritable fournisseur musical pour la Monnaie. Il transforme un drame de Pixérécourt, le Barmécide, ou les Ruines de Babylone, dont il fait un opéra en 3 actes, qu'on représente le 5 juillet. Le 9 mars suivant, il donne encore un ouvrage lyrique, tiré cette fois d'un ancien vaudeville de Bouilly et Pain : Teniers, ou la noce flamande.
L'Intrigue Italienne, nouvelle comédie de Roucher ne trouva pas grâce devant le public :
C'était une tentative téméraire que de prétendre ressusciter ces canevas italiens, où la gaîté bouffonne des scènes épisodiques tenait lieu jadis de caractère et d'intrigue ; autre temps» autres mœurs, distinction qui ne devait point échapper à l'œil subtil d'un journaliste, accoutumé par état à flairer le bon et le mauvais. Molière, et Regnard après lui, n'ont pas dédaigné de puiser aux mêmes sources que l'auteur de la pièce nouvelle, mais du moins un comique franc et vigoureux palliait-il les écarts d'une muse licencieuse, couverte du masque effronté des Arlequin, Mezzetin, Scaramouche, Pierrot, et autres acteurs ultramontains de l'époque. Or, ce qui était à craindre est arrivé : l'Intrigue italienne n'offrant que des travestissements grotesques, une imitation maladroite et prolongée outre mesure d'une scène des Fourberies de Scapin, le public qui jusqu'au dernier acte avait fait assez bonne contenance, a donné un libre cours à sa mauvaise humeur et la comédie a fini au milieu du tapage des sifflets et des ris ironiques... Les acteurs ont soutenu le combat avec un dévouement digne d'une meilleure cause et qui prouve qu'ils n'ont point de rancune. Ce sont MM Bouchez, Duval, Lemoigne, Stocklet, Cauvin, Perceval et Linsel.. Les dames Wenzel et Lemoigne, toutes deux charmantes sous le costume florentin, ont joué à ravir l'ingénuité (1).
(1) Journal de Bruxelles.
Du 9 septembre au 30 octobre, Talma donna une dizaine de représentations, qui furent ses dernières à Bruxelles.
Spectale-gala en l'honneur du Roi de Prusse, le 16 septembre. La Famille Royale y assiste.
Jean Hennekindt, né à Bruges, le 4 mars 1793, connu sous le nom d'Inchindi, se fit entendre dans un concert, le 21 février (1). C'est lui qui créa le rôle de Max dans le Chalet, l'un des opérascomiques qu'on a joués le plus souvent. Il est mort à Bruxelles, le 23 août 1876.
En février, grand tumulte au théâtre. Mlle Lesueur, après une maladie de six semaines, faisait sa rentrée. Dès quelle parut, une bordée de sifflets vint interrompre sa danse. Elle s'arrête, interdite, puis, tout à coup, descend vers la rampe et dit : « Messieurs, je n'ai plus que deux mois à jouer, laissez-moi finir la pièce. » Les sifflets redoublent, mêlés de quelques bravos, cette fois. Deux jours plus tard, Lesueur fit insérer une lettre dans les journaux, justifiant ses six semaines d absence et envoyant au public des témoignages de son regret. Un revirement subit se produisit, et, quand la ballerine reparut en scène, on l'accueillit par une ovation prolongée. Elle doit peut-être à cet incident d avoir fait partie du personnel pour l'année suivante.
La Dame Blanche, qui venait d'être créée à Paris, le 10 décembre 1825, vit le feu de la rampe, à Bruxelles, le 6 avril 1826, et termina la campagne théâtrale. On n'avait guère perdu de temps.
1826-27. — Ouverture, le 21 avril : Eliska, opéra en 3 actes, de
Gretry, et l'Original, comédie en 1 acte d'Hoffmann.
Comédie et Tragédie.
Acteurs. Actrices.
Messieurs : Mesdames et Mesdemoiselles :
Charles Ricquier, premier rôle. Charles Ricquier, premier rôle.
Folleville, père noble. Élisa Verneuil, jeune première.
Bouchez, fort jeune premier. Lemoigne, deuxième amoureuse.
Lemoigne, jeune premier. Roussellois, caractères.
Duval, financiers Daudel, mère noble.
Bosselet, troisième rôle. Lebrun, première soubrette.
Falberg, père noble. Schaffner, jeune soubrette.
(1) Fétis. Bibliographie Universelle des Musiciens.
Stocklet, premier comique.
Linsel, \
Perceval, \ seconds comiques
Juillet, \
Baudot, second père.
Alphonse, troisième amoureux.
Dupuis, rôles de convenance.
Duchateau,
Brems,
Béguin,
Margery, Aglaé,
utilités.
Opéra.
Chanteurs.
Messieurs :
Damoreau, \ Delos, I
Edouard, > hautes-contre.
Folchet, Jannin, Cassel, baryton.
Eugène (Ordinaire), } premières basses- Eugène Dessessarts, j tailles.
Perceval,
Juillet,
Linsel,
Falberg,
Alphonse,
Leroux,
Dupuis, coryphée
hautes-contre comiques.
secondes basses-tailles.
| premiers dessus.
Chanteuses.
Mesdames et Mesdemoiselles
Lemesle,
Cazot,
Langlade,
Lesscher-Ternaux
Schaffner, jeune amoureuse.
Roussellois, première duègne.
Daudel, seconde duègne.
Fay,
Van Hamme,
Aglaé,
Margery,
seconds dessus.
coryphées.
5 basses-tailles, dessus.
Chœurs.
6 hautes-contres. — 4 tailles.
6 premiers dessus. — 6 seconds
Ballet.
Danseurs.
Messieurs :
Petipa, maître de ballets.
Benoni, premier mime.
Ragaine, premier danseur.
Poulou, deuxième danseur.
Stroyhaver, troisième danseur.
Laurençon, Calais, Bartholomin,