‹ Le théatre de la revolution, 1789-1799Chapitre 112 sur 137 · LE THÉÂTRE E · texte numérisé non relu

LE THÉÂTRE E

Hais coDiment faire pour me rajuster un pelit brin ma tour- Dore? moi qai n'a pas change de décor depnis la traverse sar

On y pourvoira.

Talions voir le sérail !

lfADAM£ ANGOT,

Dis donc, toi, ponrrait-on boire nn coup chez ton ami pou r parler pus hardiment au Grand -Seigneur ? fais-nous rar«iliirii In peux.

On va satisfaire k tons vos besoins ; allons, allons, la comélie

C'est qu'on disait que le vin était défendu dans ta religion. Dans ce cas-lk, nne petite goulte de rogome, je t'en prie. Voyez pourtant à quoi le monde eal préposé dans la prédestination de la vie. Je vas parler au Grand-Turc, i va vouloir, peut-être... Y a-l-il des étoiles plus belles que la mieDBE à présent? Des sorts, des malheurs, des embarquements, dss honneurs; c'est une énigme It déclillfrer. Les histoires de M. Dulaillis ne valent pas une ligne Je mon roman. ■

It s'agit d'amuser le sultan. Au troisième acte Julie, nne actrice de Constantinople, consent i jouer vis-à-vis de madame Angot le rOle d'une poissarde. Quand madame Angot arrive dans le sérail et, habillée en sultane, fait la roue, elle rencontre Julie qui se moque d'elle :

. Qu'est-ce que c'est que c'te créature î du petit penpe, Gom' ca, dans un salon com' s't'ici I

JULIE

Ce p'tit peape te vant ben. On ne te connaît pas p't'ètre.

Et c'est à moi qu'elle parle 1 à moi !

NICOLAS

Ne vous empognez pas, not' bourgeoise, puisque vous allez t'être sultane.

Laisse-moi, Nicolas, laisse-moi.

JULIE

Laissez-la faire, on ne craint pas sa corporance, quoiqu'al* pèse six cent trois, on en fait sauter de pus'lourdes.

Mais, Margot, quoi que tu me veux ? d'où viens-tu ? qui te connais ? sais-tu ben à qui que tu parles ? (Elle se frotte les mains.)

JULIE

Oh 1 tu te les frotterais cent ans, elles sentiront toujours la morue.

Ah 1 c'est pire que la Bernard. Et les caporaux qui sont de garde ici souffrent ça ?

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