UÀDA3(E AR)IA.ND
• ... Alors le régime du grand tjTan est arrivé. C'est ben
• alors qu'il était hearenx d'être une pauvre femme t Quand
• ces measioars, k bonnets rouges, à moustaches nuires, !l
• grands sabres et à portefeuilles bien garnis, allaient p3^
• toDt, fouillant, taxant, injuriant, incarcérant, ce n'était pas
• dans mon grenier qu'ils seraient venus 1 C'est Is Ciel qui
• les a inspirés, car ils auraient trouvé chez c'te pauvre
■ femme des trésors, une bonne mère, un frère sensible,
• deux lionnÈles créatures, qui ont bien voulu se confier h
• moi, parce que {l'adressant à Julie ol à Germain) vous acei
■ cru Être plus en sûreté chez une pauvre femme et rencontré
• chez elle une âme plus sensible à vos malheurs !...• Germain ne peut maîtriser son indignation contre les
Jacobins et s'écrie :
• Avenir, dédommage-nous des maux que nous avons sont-
■ ferts I Gloire de mon pays, eiïaco la honte dont ils ont osé - souiller quelqnes pa^es àa noire histoire! Poslérilé, ne < nous juge pas sur les forfaits d'une poignée de brigands 1..>
Le porteur d'eau, Jacques, partage cette noble colère et se moque des patriotes, qui, comme Brttlv*, le savetier du coin, ont voala s'improviser commissaires, administratean, etc. Il chante :
• Un chaudronnier d'vint régisseur, « Un perruquier d'vint orateur,
• Un comédien s'flt général,
• On préféra l'âne au cheval I
• Ah 1 mon Dieu I ah 1 mon Dieu I
< Que c'ia nous a causé d'maux )
< A l'eau I à l'eau !
« Pauv' Jacq' t'a ben mieux fait...
• A l'eau 1 à l'eau 1
LB8 GRANDES JOUBNl&ES. 197
« Mieux fait d'garder tes seaux...
« T'a ben mieux fait
« D*garder tes seaux t {hi$)
« J'voyons pourtant avec plaisir « Que le neuf a sauvé la France...
« Nous allons cesser de souffrir,
* Le Réveil du peuple commence I « R' tournez chacun à vos métiers; « Cordonniers, failes des souliers,
* Maçons, bâtissez vos maisons,
« Coiffeurs, relapez vos chignons ; « Croyez- moi, croyez-moi, « Pour voir terminef vos maux...
c A Teau t à Teau t « L'ami Jacq' faut que chacun
« A l'eau ! à l'eau !
« En c'monde porte ses seaux « Porte gaîment ses seaux! (bis) *'
• (ParU.) Au fait qu'est-ce que c'est que tous ces patriotes- « là ? Des gens qui ont dit à d'autres qui valaient mieux
< qu'eux : Ote-toi d'ià que j' m'y mette... {Il fait comme s*il
< les chassait) Tires t vilains t tirez 1 Housse 1 housse 1 « housse i >
Enfin, tous les personnages cbauteut eu chœur :
c Gloire àtoi^ Sénat courageux « Qui renversas la tyrannie, « Et juste autant que généreux
* Nous rends l'honneur et la vie !... »
Le 7 thermidor an III (21 juillet 1795), Hoffmann et Kreutzer firent représenter à TOpéra-Gomique national le drame < Le Brigand > (1), qui était aussi une allusion au 9 thermidor. Le colonel Kirk poursuit dans les montagnes
(1) A Paris, chez Hnet» an lu.
LK THKATHK as LA BiVOLUTIO».