ALINE
« Et que son absence peut donner la mort à deux ê**"^ « aussi innocents que malheureux. [Elle chante).
* Reviens, cher époux que j'adore, « Ramène la paix dans mon cœur ; « Reviens, il en est temps encore,
< Je te pardonne ton erreur !
* Las ! ne m*as-tu donc rendue mère « Que pour aggraver mon malheur I « Reviens, touché de ma misère,
* A ton fils rends un tendre pèrel {his) »
Licas, ému, se jette à ses pieds et Michau, qui était sépara de Babet depuis un an et demi, se laisse convertir par Texempl^ de son voisin. On fêle alors, le verre en main, la double récoaciliation.
. Prévost, artiste dramatique et directeur du théâtre Sans Prétention, clôt la série des pièces sur le divorce par une comédie en trois actes, représentée le 24 fructidor an VI (iS octobre
IW) et intitulée l'Utilité du Divorce (1). Deux époux qui allaient divorcer se réconcilient, grâce à l'intelligence d'unesoubrette. Lisette (c'est son nom) indique la morale de la pièce par ce petit discours final :
< Cette loi du divorce doit répugner à tous les époux bien ' Oflis ; mais ce qui nous prouve son utilité, c'est qu'elle fait ' entrer dans le devoir ceux qui pourraient s'écarter des ^^gles de la bienséance et dégager des liens de l'esclavage c^ux dont les caractères deviennent incompatibles. Mais, citoyens, si vous voulez suivre mon avis, c'est de bien ré- '^ohir, avant que de former les nœuds du mariage, afin de ® pas avoir la peine de les briser après ! »