FÉNELON
< Une femme périt dans un séjour d^effrol }
« Du fond do son toipbeau la victime m'appelle, « Mon cœur entend ses cris et je vQJe auprès d'elle ;
< C'est mon premier devoir, servons l'humanité... « Après, nous rendrons grâce à la Divinité I »
L'abbesse, mise au courant 4e ce qui se passe^ n^enace Héloïse et lui dit que sa fille va partager aon pqpî, quand Tarchevêque et ses prêtres entrent dans le eachot. Pënelon interroge Tabbesse. Pourquoi ces cruautés f
l'abbbsse;.
« Dieu. même pr^escrivait ces ris^ueura légitimes J
PBNBLÛN.
« Toujours le Ciol et Pieu quaud on CQjnfnet. cjea çrifue? '
< Ce Dieu vous a-t-il dit : Je veux être vengé ? « Pourquoi punissez-vous avant qu'il ait jugé I
(,« NoyvpAU MOMPK, 3811
Il ié]\Yf^ U&fiU^f o( Fend k d'Slmanoa sa famme et la fille. ''KlroftP«§t entheupiftiroé, s'^Qrie «
< Si les ppètres toujoups vou» avaient pessemblë,
< Le genre humain pftp 9U3t eût été cûnsolé,
€ I^ Rûm de Oieu n'eût p^ ensanglanté ia l^w;
< Et ce thé4tre affreux où triomphe Ja guerfe,
« Heureux par leur vertu, soumis à leurs bienfaits,
« EAl été le séjouF d'une éternelle paix.
c Votre religion n'egt que l'amoup des hommes.
OnQ CHt §)twpl§ 6st bmM dan* le^ tempa eu mu iomme» !
« Qnelles grandes leçons, tandis que *PUS PQS yêUX
€ Sepablent recommencer les jonjrs de nos a'ieuîç,
« Tandis que nous voyons aux deux bouts de la Franc§
« Le fanatisme ardent, l'aveugle intolérance
I Hanpnvêler enaoi'e lenr» antiques auoaôa,
• Et U glaive ^ 1» niaip verser du »ang françaii I
« G*est ainsi que de Dieu la loi pure et sacrée « Par les persécuteurs se voit déshonorée 1 • A fopee d'attentats ils la feront haïr t >
Viennent maintenant des plaisanteries de Picard sur l^s Viiitandines (i), pièce célèbre par la romance de Bçlfort, amant d'Enphémie, religieuse malgré elle :
f Enfant chéri des dames,
* Je fus en tous pays
« Port bien avec les femmes,
< Mal avec les maria.
* Pour charmer i-ennui de Pahuenee,
€ 4 yingt beautés j§ fm ia eour ;
« Laissant aux sots l'ennuyeuse constance,
< Je les adore tour à tour.
< J'entends à mon oreille
f i^e Dieu d'amour me répéter t^fit bas : « Enfant chéri des dames, etc. »
V) Comédie jouée à Feydeiti «n 1789, \ pftFii, «^ MftTi^dftii
Il faut y joindre les railleries de Pigault-Lebrun snr le Dragons et les Bénédictines (1) où le colonel marie sœur Sainte- Claire avec un de ses capitaines et licencie le couvent. Voici Tallocution du colonel aux religieuses :
« Oui, citoyennes, vous allez rentrer dans le monde. Lei « plus jeunes contribueront à l'embellir ; les plus âgées prou-
< veront sans doute par leur prudence et leurs luoiières qne
< la retraite ne leur a pas été inutile. > Nous épargnerons au lecteur les saillies de commis-voyageur
en goguette qui émaillent les Dragons en cautionnement ou la suite des Bénédictines (2). Pigault-Lebrun se servait plutôt de sel de cuisine que de sel attique.
Le Dernier Couvent de France (3), vaudeville de Gorsange et Hapdé, représenté le 26 thermidor an IV (13 août d796) sur le théâtre des Jeunes Artistes,' est moins grossier que les pièces précédentes :
Un officier français blessé, La Valeur a été recueilli dans un couvent que la Révolution a oublié de fermer et qui sert aujourd'hui d'hospice. Cet officier s'éprend d'amour pour une des prisonnières appelée Sophie. Sur ces entrefaites un sieur Belmont réclame le couvent qu'il vient d'acheter ; mais apprenant que c'est un hospice, il renonce à ses droits. Il découvre enfin que La Valeur est son neveu et il le marie à Sophie.
Qu'on nous permette d'insister sur certaines déclarations qui prouvent que 1793 était déjà loin.
La sœur Radegonde craint que les méchants ne dénoncent le couvent de Sainte-Magdeleine.