ROBERT
* Quoi ! vous pensez ?
(1) A Paris, chez la citoyenne Toubon, an iv.
(2) A Paris, chez Migneret, 1798.
tOfc LE THÉATBB DE LA BÉYOLUTION.
DUMQNT.
« La feinte est iDiitile.
< Oui, c'est un enrichi, c'est bon, Je sois tranquille.
ROBSBT.
« Vous l'avez deviné. C'est un ricbe nouveau
< Qui plaça tant zéro près de zéro,
< Qu'il sut de rien faire enfin quelque dàose !«•* >
La pièce finit par la ruine de Tmchant et de ses amis, ftâr seurs comme lui. Le journaliste Francville, qui est chargé de faire à tous la morale, se frotte les mains en disant :
c Aux dépens de l'Etat ils ont fait leur f rqtupe, « Elle rentre aujourd'hui dans la caisse commune. »
Le beau rôle reste enfin à Théodore que le citoyen Brioit appelle • le Fermier dTssoire où le Bon Lahoitréwr* (1).
Théodore va vendre sa récolte à la ville pouir constituer li dot de sa fille, fiancée à Robert.
Des accapareurs lui en offrent un prix fou. H refuse et veod le blé à sa commune cent francs, au lieu de douzd ou dlx-lnit cents francs qu'on lui avait offerts.
< Périsse, dit-il, celui qui a osé mettre son grain au-dessos « des moyens de tous!... Tiens, Robert, voilà la dot de ma
< fille. Elle est selon mon cœur et ne nous fera pas rougir.
< Formons une union qui donnera à la République une famille
< de plus, dont les principes seront un commerce juste, humain « et légal !» ' .
(1) Comédie représentée à rAmbiga-Comiqne, le 18 messidor an ir (6 jniUet 1796).