‹ Le théatre de la revolution, 1789-1799Chapitre 68 sur 137 · ROBERT · texte numérisé non relu

ROBERT

* Quoi ! vous pensez ?

(1) A Paris, chez la citoyenne Toubon, an iv.

(2) A Paris, chez Migneret, 1798.

tOfc LE THÉATBB DE LA BÉYOLUTION.

DUMQNT.

« La feinte est iDiitile.

< Oui, c'est un enrichi, c'est bon, Je sois tranquille.

ROBSBT.

« Vous l'avez deviné. C'est un ricbe nouveau

< Qui plaça tant zéro près de zéro,

< Qu'il sut de rien faire enfin quelque dàose !«•* >

La pièce finit par la ruine de Tmchant et de ses amis, ftâr seurs comme lui. Le journaliste Francville, qui est chargé de faire à tous la morale, se frotte les mains en disant :

c Aux dépens de l'Etat ils ont fait leur f rqtupe, « Elle rentre aujourd'hui dans la caisse commune. »

Le beau rôle reste enfin à Théodore que le citoyen Brioit appelle • le Fermier dTssoire où le Bon Lahoitréwr* (1).

Théodore va vendre sa récolte à la ville pouir constituer li dot de sa fille, fiancée à Robert.

Des accapareurs lui en offrent un prix fou. H refuse et veod le blé à sa commune cent francs, au lieu de douzd ou dlx-lnit cents francs qu'on lui avait offerts.

< Périsse, dit-il, celui qui a osé mettre son grain au-dessos « des moyens de tous!... Tiens, Robert, voilà la dot de ma

< fille. Elle est selon mon cœur et ne nous fera pas rougir.

< Formons une union qui donnera à la République une famille

< de plus, dont les principes seront un commerce juste, humain « et légal !» ' .

(1) Comédie représentée à rAmbiga-Comiqne, le 18 messidor an ir (6 jniUet 1796).

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