‹ Le théatre de la revolution, 1789-1799Chapitre 85 sur 137 · CRITIAS · texte numérisé non relu

CRITIAS

< 11 est athée et conspirateur... A la mort 1 >

Ces procédés sommaires ne rappellent- ils pas le mot célèbre d'an des jurés du tribunal révolutionnaire qui avait manque l'heure de son déjeuner : < L'accusé est coupable d'avoir

• conspiré contre mon ventre... Je le condamne à mort t >

< Remarquez, dit en note Gollot d'Herbois, la composition « du tribunal des anciens temps. Un fat présomptueux, un

< ignorant crasse, plusieurs hommes nuls et un Grillas cruel « par habitude 1... Aht certes, les élections faites par le « peuple nous procureront de meilleurs tribunaux que « ceux-là! »

Trois ans plus tard Fouquier-Tinville remplaçait Gritias; Herman, Gnarès; Leroi surnommé Dix-Août, Stultition, et une foule d'autres se disputaient le rôle de Nullis (i).

(l) Uq sn après le 9 thermidor, Marie Ghénier faisait prëc^r sa tragédie Timoléûn d'one ode eontre Robespierre et le trilmnal de saog, oà bobs rele- Toos cette strophe :

Voici comment Léonidas (i) répond à la lettre de Xerxès ;

c L'histoire m'apprend que les trônes les mieux affermis en

« apparence sont environnés de précipices, oti ils s'abtme&t

* tôt ou tard à Taide de quelque main hardie... Les humains, 4 courbés sous un joug de fer, connaîtront enfin qu'il dépend < d'eux de briser le joug de leurs prétendus maîtres et d*accé- « lérer cette époque inévitable où les iOO,000 têtes de Thydre « du despotisme tomberont abattues par 100,000 glaives à k

* fois !... »

La Sapho (2) de Constance Pipelet (princesse de Salm) contient une romance dont nous tenons à donner les deux premiers couplets :

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