MENDOZA
« Vous savez que la vengeance de ces hommes-là...
VASCOS.
« Il est moins affreux de l'éprouver que de s'abaisser jùs- « qu'à feindre avec eux j- *
(l) Représeaté le 5 fructidor an ii (22 août 1791) sur le théâlr Favart
î»ORtRAÎTS ET TYPES. 411
Le brave Vascos livre Tinquisiteur h la sévérité des lois et lai dit, avant de le quitter :
• Je ne suis Tennemi que des scélérats qui voilent d'un man- « teau sacré leur bassesse et leurs crimes. Tigrealtéré de sang, « il n'est pas loin peut-être le jour où toi et tes complices, ton
< tribunal infâme, vous serez tous anéantis... Va, s'il est des « forfaits que Fétemelle justice ne puisse point absoudre, ce
< sont les tiens, ce sont ceux d'un juge corrompu qui traîne
< à l'échafaud d'innocentes victimes. Tu périras, chargé de « la malédiction du peuple que tu trompes et des familles ■ que tu livras au désespoir. Tu périras, te dis je ; ta tète « tombera sous le glaive des lois et cet instant sera marqué « par lés transports sublimes de la publique joie. >
On pense si le public applaudissait à ces allusions t
Une des meilleures pièces de ce genre, dont nous allons ionner, vu son importance, de nombreux extraits est la comédie d'Armand Charlemagne * le Souper des Jacobins * (1). (K)inédie en un acte et en vers, qui eut un immense raccès.
Dans le salon d'un hôtel garni arrivent trois jacobins, Furtifin, Aristide, Solon, invités à dînerpaf-wi jacobin enrichi, le superbe Crassidor. Dans le même hôtel surviennent par hajard Forlis, Déricour et un tailleur, victime des Jacobins.
Voici comment s'abordent les deux larrons, Crassidor et Furtifin :