‹ Le théâtre de Monte-CarloChapitre 15 sur 19 · LE GRAND VESTIBULE · texte numérisé non relu

LE GRAND VESTIBULE

il y a de la musique, des chants, des toilettes brillantes et de l'or!...

Ces deux compositions de M. Jundt feront à cet artiste le plus grand honneur. Non seulement il a été peintre de talent, mais il a été homme d'esprit et de goût en restant dans les limites de son talent, en faisant le choix qu'il a fait de ses sujets et de l'heure à laquelle il les a représentés. Tout en reproduisant exactement la nature il est resté fidèle à ses sentiments de poésie ; le seul reproche que nous pourrions faire ne s'adresse pas au peintre : Ses toiles sont placées trop haut.

Nous ne pouvons quitter ce grand et beau vestibule sans jeter un coup d'œil^ par l'entrebâillement des portes, sur les salons de lecture et sur la grande salle mauresque qui vient d'être agrandie, élargie et décorée à neuf.

Si nous ne savions nous restreindre, peut-être nous laisserions-nous entraîner à vous faire, en détails, la description de cette partie si vivante et si intéressante du Casino; les grands noms princiers, ceux des célébrités des quatre parties du monde arriveraient en foule sous notre plume; nous aurions à vous faire le portrait de plus d'une jolie femme, et celui, aussi, de cette aimable personne, capricieuse entre toutes, que les

gS LE THÉÂTRE DE MONTE-CARLO

peintres d'allégories représentent avec un bandeau sur les yeux pour tout vêtement, et voyageant à travers les siècles sur une roue qui tourne éternellement.

Mais, en notre qualité de cicérone artistique, nous devons, malgré votre goût pour la couleur, vous faire sortir, un instant, de ces orientales galeries et vous entraîner sur les nouvelles terrasses, en vue de la mer Méditerranée.

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